Étude de marché du parfum et des cosmétiques

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Les chiffres clés du marché du parfum et des cosmétiques

68 milliards

chiffre d’affaires du secteur cosmétique en France en 2022

300 000

emplois en cosmétique

3 milliards

chiffre d’affaires de la parfumerie sélective en France

Plus de 7 500

entreprises de détail de cosmétiques en 2025

+15 %

sur les prix des parfums entre 2019 et 2025

60 %

du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation

Dans cet article

Code APE/NAF pour un commerçant en parfumerie : 47.75Z

Le code APE/NAF pour un commerce de détail de parfumerie et produits de beauté en magasin spécialisé est 47.75Z. Ce code est attribué par l’INSEE pour toutes les activités liées à la vente au détail de parfums, de produits de beauté, ainsi que de produits de toilette et d'hygiène.

Il existe également des codes APE/NAF spécifiques pour d'autres activités liées à la parfumerie comme le code 20.42Z pour la fabrication de parfums et de produits pour la toilette.

L’activité de commerçant en parfumerie

Le commerce de détail de cosmétiques regroupe plus de 7 500 établissements en 2025. Parmi ces entreprises, on compte 86 % de très petites entreprises (TPE), 12 % des petites et moyennes entreprises (PME) et 2 % des entreprises de taille intermédiaire (ETI).

Les entreprises du secteur proposent à la vente une vaste gamme de produits essentiels dans le quotidien des consommateurs : parfums, eaux de parfum, eaux de toilette, eau de Cologne, senteurs de niche ou encore produits de soins et de bien-être. Le marché des parfumeries est animé par une diversité d’acteurs, des géants de la beauté aux parfumeries indépendantes.

L’organisation de l’activité

L'activité de la parfumerie en France s'articule autour de plusieurs types de distribution.

La distribution sélective est dominée par de grands acteurs tels que Sephora, Marionnaud et Nocibé. Ces enseignes, souvent associées à des marques de luxe et de renom (Chanel, Dior ou Yves Saint Laurent) passent des contrats exclusifs avec des marques pour assurer une distribution haut de gamme dans des points de vente spécifiques.

La distribution exclusive des parfums et cosmétiques, quant à elle, permet aux marques de maîtriser entièrement leur réseau. Des enseignes comme Yves Rocher, L'Occitane ou encore Lush développent leurs propres boutiques ou signent des contrats de distribution exclusive avec certaines enseignes.

Ces acteurs sont concurrencés par la grande distribution et les parapharmacies, des canaux alternatifs.

Les syndicats professionnels

La Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) et la Fédération Française de la Parfumerie Sélective (FFPS) soutiennent les professionnels des grands magasins et des parfumeries indépendantes. Ces organisations accompagnent les entreprises en matière de réglementation et offrent également des formations, des conseils ou encore des réseaux pour promouvoir l'innovation et la qualité sur le marché.

Le marché du parfum et des cosmétiques

Le contexte du marché

En 2021, le marché du parfum et des cosmétiques connaît un fort redressement après la crise sanitaire. Cette dynamique se poursuit les années suivantes pour atteindre 68 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022 et 19 milliards d’euros de valeur ajoutée.

Les conséquences de la crise sanitaire (fermeture des points de vente, généralisation du télétravail, etc.) et l’inflation n’ont pas impacté le secteur. Les produits de parfumerie et de cosmétiques restent des produits essentiels au quotidien des Français. Selon une étude de l'INSEE, 32 % du budget des Français consacré aux soins et à la beauté est consacré aux produits cosmétiques.

En parallèle, le développement des pure players, notamment lors de la pandémie, modifie la structure du marché. Ces nouveaux acteurs proposent souvent des prix plus compétitifs et des services plus pratiques (livraison rapide, abonnements), ce qui exerce une pression sur les réseaux traditionnels de distribution.

Dans cet environnement, le nombre d'entreprises du commerce de détail de parfum et de cosmétiques a connu une forte croissance. Au cours des dix dernières années, il a augmenté d'environ 4,5 % par an. Cela reflète l’attractivité du secteur pour les nouveaux professionnels malgré les défis économiques et concurrentiels.

Hors Covid-19, le chiffre d'affaires du marché du parfum en France affiche une tendance positive. Cela reflète une demande et une consommation soutenue de parfums et de produits cosmétiques. Un effet prix positif a également joué un rôle dans le résultat global : l'indice des prix à la consommation des parfums et eaux de toilette a progressé de 12,76 % entre 2022 et 2025.

Répartition du chiffre d'affaires du secteur cosmétique par catégorie de produits

La majeure partie du chiffre d’affaires des entreprises du secteur provient de la vente de produits de beauté et de soins, suivie de près par les parfums, qui représentent 22 % des ventes.

L’environnement réglementaire

La fabrication de parfum est soumise à une stricte réglementation, notamment en matière de sécurité et de tests des produits. Les normes d’hygiène et de sécurité imposées par la réglementation REACH doivent aussi être respectées.

L’offre sur le marché du parfum et des cosmétiques

Sur le marché du parfum et des cosmétiques, les entreprises de détail de cosmétiques indépendantes font face aux géants de la beauté, aux enseignes de grande distribution et aux parapharmacies.

Répartition des parts de marché selon le circuit de distribution

Les magasins spécialisés

Les magasins spécialisés dans la parfumerie, comme Sephora, Marionnaud et Nocibé, sont les leaders incontestés du marché.

18,9 % des ventes du secteur.

Sont la distribution sélective en 2022.

Ces enseignes bénéficient d'une solide image de marque et sont perçues comme des références en matière de qualité et de diversité des produits. Elles proposent généralement des parfums haut de gamme. Face à la concurrence des grands magasins comme les Galeries Lafayette et face à la pression tarifaire, les magasins spécialisés adoptent des stratégies omnicanales, notamment avec le click and collect.

La grande distribution

La grande distribution, représentée par des acteurs comme E. Leclerc et Carrefour, domine le marché avec 44,7 % des ventes en 2022. Elle se concentre principalement sur les parfums d'entrée de gamme et les eaux de toilette. L’accessibilité des produits et le vaste réseau de points de vente sont la force de la grande distribution.

Les parapharmacies

Les parapharmacies captent 15,9 % des ventes de cosmétiques en 2022. Avec un positionnement milieu de gamme et une spécialisation dans les produits de soin et de dermo-cosmétique, elles concurrencent fortement les magasins spécialisés et la grande distribution. Mais cette offre reste généralement plus limitée en comparaison avec les magasins spécialisés.

L’e-commerce

L’e-commerce occupe une place croissante dans la vente de parfums et de cosmétiques. Tous les magasins spécialisés disposent aujourd’hui de plateformes en ligne. Le total des ventes en ligne, incluant les pure players et les enseignes physiques, représente environ 17 % du chiffre d’affaires total du secteur en 2022.

L’étude de la demande

Habitudes de consommation

En France, 54 % des Français utilisent du parfum. 48 % des 55 ans et plus utilisent régulièrement de l’eau de toilettes, loin derrière la génération Z : 95 % des hommes et 97 % des femmes de 18 à 25 ans déclarent se parfumer. Et un homme sur 2 affirme se parfumer davantage qu’il y a 5 ans.

73 % des Français

affirment se parfumer au moins une fois par jour, soulignant l'importance du parfum dans leur routine quotidienne.

Ces dernières années, on constate un engouement envers les marques de cosmétiques bio et responsables. Les consommateurs français sont de plus en plus attentifs à la composition des produits cosmétiques.

Une étude Harris Interactive de 2022 montre que 92 % des femmes françaises âgées de 18 à 50 ans achètent des cosmétiques naturels ou bio au moins une fois par an. Cette tendance est particulièrement prononcée chez les jeunes générations, plus sensibles aux enjeux de développement durable.

Les consommatrices achètent principalement leurs produits cosmétiques dans les grandes surfaces. Et seules 17 % des Françaises se rendent dans des magasins bio pour leurs achats cosmétiques.

En termes de fréquence d’achat, la demande en parfum et produits cosmétiques est particulièrement marquée par la saisonnalité. Le parfum figure parmi les cadeaux les plus populaires durant les fêtes de fin d'année. Et quand les Français offrent des produits cosmétiques, dans 50 % des cas il s’agit de parfum !

Panier moyen

68,3 €

est le prix moyen d’un parfum.

On constate une tendance marquée vers une préférence pour des senteurs et produits de haute qualité, avec une augmentation notable des ventes de parfums au détail coûtant plus de 100 euros : +177 % entre 2019 et 2022.

Les consommateurs dépensent généralement entre 50 euros et 150 euros lors d'une visite dans une parfumerie. Ces dépenses varient en fonction de la marque, de la quantité et du type de produits achetés.

2 à 4 fois par an

Un client régulier effectue en moyenne des achats de 2 à 4 fois par an, souvent à l'occasion des fêtes, des changements de saison ou d'événements nécessitant l'acquisition de nouveaux parfums.

L’analyse des canaux de distribution

La boutique physique reste le point de vente clé pour les activités de détail de parfumerie et de cosmétiques. Ce canal permet une interaction directe avec les clients, avec une expérience sensorielle essentielle pour la vente de parfums.

Néanmoins, face à la digitalisation du secteur, disposer d'une boutique en ligne présente de nombreux avantages complémentaires. La vente en ligne attire de plus en plus de consommateurs recherchant la commodité des achats en ligne. Proposer des services comme le click & collect peut aussi combiner l’expérience en ligne avec la disponibilité d’un point de vente local.

Pour développer son activité, une stratégie omnicanale est recommandée. Une présence active sur les réseaux sociaux aide à cibler de manière précise des segments de consommateurs, notamment les jeunes générations. Proposer des parfums de niche, des senteurs exclusives ou encore des produits de cosmétiques éthiques reste également des moyens de fidéliser une clientèle en quête d'originalité et de qualité.

Les tendances du marché du parfum et des cosmétiques

Les grandes tendances

Le secteur de la parfumerie et des cosmétiques est marqué par plusieurs grandes tendances qui façonnent à la fois l'offre et la demande. Ce marché est particulièrement touché par la tendance au "mieux consommer".

En matière de produits, les consommateurs privilégient de plus en plus les cosmétiques naturels, bio et écoresponsables. Cette tendance est renforcée par une demande croissante de transparence et d’éthique. Le marché des cosmétiques bio et naturels est évalué à 14,2 milliards d’euros.

Les consommateurs, notamment les jeunes générations, évitent désormais les substances controversées telles que les parabènes et les perturbateurs endocriniens. Le secteur est également concerné par le « Clean Beauty », une approche privilégiant des emballages éco conçus, recyclables et rechargeables.

Dans cette dynamique, les produits de beauté rechargeables, particulièrement dans le secteur du luxe, se développent rapidement. Par exemple, L’Oréal a fortement élargi son offre de recharges en 2023, notamment dans la parfumerie, où ses principaux produits sont désormais rechargeables.

La demande pour des produits cruelty-free, vegan ou encore green beauty s’intensifie. Selon une étude menée pour LSA, 70 % des consommatrices de produits de beauté naturels recherchent des produits non testés sur les animaux et 63 % privilégient des produits formulés avec des ingrédients végans.

L'innovation dans les services accélère également. Les enseignes misent sur des stratégies omnicanales pour rester compétitives. Le click & collect, le live shopping et la réservation en ligne de soins sont devenus des outils indispensables pour fidéliser les clients.

Les perspectives du marché

Le marché du parfum fait face à des perspectives contrastées pour les professionnels, notamment les indépendants. D’un côté, l'inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, affectant directement les ventes de parfums. Les enseignes de parfumeries indépendantes sont particulièrement exposées, car elles doivent jongler entre la hausse des coûts d'exploitation (énergie, approvisionnement, salaires) et le besoin de préserver sa compétitivité face à des acteurs puissants.

Mais le marché reste soutenu par une demande constante, notamment lors des fêtes de fin d'année, où le parfum demeure un cadeau prisé. Dans un contexte de digitalisation du secteur, certains acteurs se démarquent en proposant des concepts comme des ventes privées, des box beauté ou encore des marketplaces spécialisées dans les cosmétiques. La vente en ligne, un canal prometteur dans les années à venir !

Conclusion

L’industrie du parfum et des cosmétiques est profondément liée à l’identité française, marquée par une forte tradition de parfumerie et une quête d’excellence, tant en matière de produits que d'image.

Le secteur de la cosmétique a généré 68 milliards d’euros en 2022. Les soins de beauté et les parfums constituent les trois quarts des exportations de produits de beauté et d’hygiène.

La demande en cosmétiques et parfums reste soutenue, malgré l’inflation et les contraintes budgétaires des ménages. Les Français continuent de dépenser en moyenne 205 euros par an en produits cosmétiques. Cette consommation profite particulièrement aux acteurs du marché lors des périodes de fête. Tendance récente, les préférences des consommateurs pour des produits naturels, bio et durables bouleversent l’offre.

Face à ces attentes, les entreprises s'adaptent. Les géants de la beauté, les pharmacies, la grande distribution, les parfumeries indépendantes et les pure players de l'e-commerce se disputent le marché, chacun avec des stratégies distinctes. La digitalisation des ventes impacte les circuits traditionnels, obligeant les parfumeries à adopter des stratégies omnicanales. Ces transformations poussent les entreprises à innover pour répondre aux nouvelles tendances, tout en maintenant une offre de produits de qualité supérieure.

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