
Faut-il un diplôme pour devenir prothésiste ongulaire ?
L’activité de prothésiste ongulaire n’est pas réglementée et ne nécessite pas de diplôme.
Cependant, il est vivement recommandé de suivre une formation pour acquérir les compétences nécessaires dans le domaine de la manucure et de la pose d'ongles.
Des certifications professionnelles, comme le CAP Esthétique, Cosmétique, Parfumerie, peuvent fournir une base solide, tandis que des formations spécialisées offrent des techniques avancées en pose d'ongles, décoration et utilisation de différents matériaux (gel, résine, etc.).
Bon à savoir
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) précise qu’une formation spécifique à la pose de faux ongles est suivie auprès de professionnels de l'esthétique ongulaire, mais ce n’est pas une obligation légale ou réglementaire.
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Quelles règles d’hygiène et de sécurité faut-il respecter ?
L’activité de prothésie ongulaire s’exerce dans des conditions strictes d’hygiène, de sécurité et de conformité des produits utilisés. Une formation spécialisée reste fortement recommandée pour maîtriser les protocoles techniques et limiter les risques pour la clientèle.
Checklist
Les normes d’hygiène concernent le nettoyage et la désinfection systématique des instruments ainsi que l’aménagement de l'espace de travail pour garantir un environnement sain.
Le respect des protocoles de sécurité pour l'utilisation de produits chimiques potentiellement dangereux.
Utiliser des EPI (Équipement de protection individuelle) comme des masques FFP2, des gants ou des lunettes de protection.
Garantir la traçabilité des produits utilisés et conserver les fiches de données de sécurité (FDS).
Quels produits sont autorisés en prothésie ongulaire ?
Les produits utilisés par les prothésistes ongulaires doivent être conformes à la réglementation en vigueur, notamment européenne sur les cosmétiques, qui impose des tests de sécurité et une liste détaillée des ingrédients.
Les produits réservés à un usage professionnel ne doivent pas être banalisés, et les prothésistes doivent maîtriser la lecture des compositions pour conseiller correctement leurs clients et garantir l'utilisation sécurisée de ces produits. Voici quelques produits récemment interdits d’utilisation pour les prothésistes ongulaires :
à partir du 01/05/26, l’argent (CI 77820) présent dans les produits pour ongles, est interdit ;
depuis le 01/09/25, l’oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine (TPO) est strictement interdit d'utilisation.
Attention
Le sujet est surveillé et la DGCCRF a mené des contrôles spécifiques sur les cosmétiques destinés aux professionnels vendus à tort à des particuliers.
Bon à savoir
Pour plus de précisions sur l’interdiction de produits contenant certaines substances, consultez le règlement (UE) n°2025/877 (également appelé Omnibus). Attention, la réglementation évolue fréquemment.
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Obligatoire |
Recommandé |
À éviter ou interdit |
|---|---|---|
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Déclarer son activité |
Suivre une formation spécialisée |
Utiliser des produits non conformes |
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Respecter l’hygiène et la sécurité |
Souscrire une RC Pro |
Intervenir sur un ongle manifestement pathologique |
|
Employer des produits cosmétiques conformes |
Mettre en place un protocole client écrit |
Faire croire à un acte médical ou thérapeutique |
Dans quels cas refuser ou reporter une prestation ?
Les prothésistes ongulaires peuvent avoir à refuser ou à reporter une prestation pour certains clients, notamment en cas de suspicion de mycose, d’infection, de plaie, d’allergie connue à certains composants ou d’état de l’ongle incompatible avec la pose.
Les prothésistes doivent être capables de détecter les affections des ongles et, le cas échéant, refuser le service pour éviter le risque de contagion.
Pour les mineures de moins de 16 ans ou les femmes enceintes, certains professionnels préfèrent demander un accord parental ou médical par précaution (et afin d’éviter des complications dues aux produits chimiques utilisés). En cas de doute, orientez votre client vers un professionnel de santé.
Quelles démarches administratives pour exercer légalement ?
Choisir un statut juridique pour une prothésiste ongulaire
Il est possible de devenir prothésiste ongulaire en micro-entreprise, en entreprise individuelle ou en société (EURL, SARL, SASU, SAS). Voici un comparatif des différents statuts juridiques pour vous aider à choisir :
|
Micro-entreprise |
SARL/EURL |
SAS/SASU |
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|---|---|---|---|
|
Plafonds de CA |
Oui (203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services) |
Non |
Non |
|
Formalité de création |
Simplifiées |
Complexes (création de statuts, dépôt de capital social). |
Complexes (peut nécessiter l’intervention d’un avocat spécialisé) |
|
Régime de TVA |
Franchise en base de TVA |
Facturation de la TVA |
Facturation de la TVA |
|
Régime social |
Micro-social |
Travailleur non salarié (TNS) |
Président assimilé salarié |
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Fiscalité |
Impôt sur le revenu (IR) |
Impôt sur les sociétés (IS), option à l’IR |
Impôt sur les sociétés (IS), option à l’IR |
|
Recommandation |
Statut pertinent pour se lancer comme prothésiste ou exercer à temps partiel. Attention aux charges professionnelles non déductibles du résultat. |
Statut pertinent pour une activité à temps plein ou pour ouvrir un bar à ongles. Protection sociale moindre qu'en assimilé salarié, mais cadre juridique sécurisant. |
Statut complexe à créer, mais pertinent pour le statut d’assimilé salarié. |
Les démarches de création du statut juridique
Pour créer une micro-entreprise et pouvoir exercer comme prothésiste, les démarches sont assez simples. Rendez-vous sur le site du Guichet unique de l’INPI :
indiquer l’identité de l’entreprise (la résidence principale est automatiquement insaisissable) ;
indiquer les informations sur l’établissement (si vous exercez dans un local) ;
fournir les justificatifs : pièce d'identité, domicile, déclaration de non-condamnation.
Créer une société implique des démarches plus longues :
rédiger les statuts ;
domicilier le siège social de l’entreprise ;
ouvrir un compte pro et déposer le capital social ;
publier un avis de création dans un journal d’annonces légales (JAL).
Bon à savoir
L’ouverture d’un compte pro est obligatoire pour créer une société. En micro-entreprise, cela est obligatoire à partir de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant 2 ans consécutifs.
Quelles assurances souscrire quand on est prothésiste ongulaire ?
La souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle est indispensable pour couvrir tout dommage corporel ou matériel causé à un tiers dans le cadre de l'activité. Vous devez également souscrire à des assurances complémentaires.
Une assurance dommage de biens : cette assurance protège le matériel et les locaux professionnels en cas de sinistre (incendie, dégât des eaux, vol, etc.). Pour un salon de prothésie ongulaire, cela peut tout couvrir, depuis les équipements spécialisés jusqu'à l'inventaire des produits cosmétiques. En cas de dommage, cette assurance permet au professionnel de remplacer ou réparer le matériel endommagé sans affecter significativement la trésorerie de l'entreprise.
Une assurance perte d’exploitation : bien que non-obligatoire, cette assurance est fortement recommandée. Elle permet de couvrir les pertes financières résultant d'une baisse d'activité ou d'une fermeture temporaire due à un sinistre couvert par le contrat d'assurance. Pour un prothésiste ongulaire, cela signifie qu'en cas de fermeture du salon pour cause de sinistre, l'assurance peut compenser la perte de revenu pendant la période d'inactivité.
Une assurance de protection juridique : cette assurance offre une couverture pour les frais juridiques en cas de litige avec un client, un fournisseur ou un employé. Elle peut s'avérer précieuse pour les prothésistes ongulaires en fournissant un soutien financier pour les frais d'avocat, les coûts de procédure, et d'autres dépenses judiciaires.
Checklist
Avant d’ouvrir votre onglerie :
Choisissez votre statut juridique (micro-entreprise ou société) ;
Déclarez votre activité et immatriculez l’entreprise ;
Respectez les règles d'hygiène et de sécurité ;
Utilisez uniquement des produits conformes ;
Souscrivez une RC Pro ou une assurance multirisques.
Peut-on exercer à domicile ?
La réglementation de la prothésie ongulaire permet d’exercer à domicile, à condition de respecter certaines conditions :
aménager une pièce dédiée à l’activité de prothésie ongulaire ;
respecter les conditions d’hygiène des instruments de travail, des équipements et du plan de travail ;
obtenir l’accord du propriétaire ou de la copropriété. Dans certaines villes de plus de 200 000 habitants, une autorisation de la mairie peut être nécessaire pour exercer à domicile.
Vous pouvez également exercer comme prothésiste ongulaire dans un local et ouvrir une onglerie. Veillez à respecter certaines règles :
les normes pour un établissement recevant du public (ERP), notamment en matière d’hygiène, de sécurité et d’accessibilité des personnes handicapées ;
afficher vos prix de façon claire et visible ;
assurer votre local commercial ;
demander une autorisation d’exploitation commerciale auprès de la préfecture, si votre local fait plus de 1 000 m2 ;
effectuer une déclaration à la SACEM et payer une redevance, si vous diffusez de la musique.












