Comment devenir maraîcher et réussir sa reconversion agricole ?

En résumé :

Devenir maraîcher :

  • nécessite de s'informer auprès des bons interlocuteurs afin d'élaborer un projet viable et précis : type de production choisi, nature et localisation du terrain-cible, conditions de vente de votre production (distribution/vente directe), etc. ;

  • suppose de déterminer la forme de votre entreprise (entreprise individuelle, société, groupement) ;

  • exige l’accomplissement de certaines démarches administratives.

Dans cet article

Devenir maraîcher

Si entre 2010 et 2020, la France métropolitaine a perdu 100 000 exploitations, elle demeure la première puissance agricole de l’Union européenne avec 17 % de la production de l’UE *.

Selon la Chambre d’agriculture, la création ou reprise d’exploitations agricoles en France représente environ 14 000 installations par an, “sur des projets de plus en plus diversifiés, à l’image des futurs exploitants”. Alors, comment parvenir à se lancer en tant que maraîcher et réussir sa reconversion dans le secteur agricole ?

En quoi consiste le travail d'un maraîcher ?

Le maraîchage consiste en la culture intensive des légumes, en plein air ou sous abri (serres, hangars, etc.).

👉 Le maraîcher est donc un exploitant agricole qui cultive des légumes.

Bon à savoir

il est possible de travailler dans le secteur du maraîchage sans être exploitant soi-même, mais en étant salarié. Les ouvriers du maraîchage ou de l'horticulture sont en effet chargés des travaux relatifs à la plantation et la culture de légumes, de fleurs et de plantes fruitières non arborescentes (semis, plantation, rempotage, récolte, conditionnement des produits. Ils travaillent en plein air ou en serre). Ils sont placés sous l’autorité d’un patron, dont ils doivent respecter les directives, et perçoivent un salaire.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier de maraîcher ?

  • Possibilité de réaliser, au préalable, un stage en milieu professionnel ;

  • Exercer un métier en plein air, proche de la nature ;

  • Être son propre patron ;

  • Possibilité d’exercer son activité seul, ou au contraire de s'associer ;

  • Contribuer à répondre à une demande toujours croissante (pour trois agriculteurs qui partent, on compte une installation).

  • Coût de l'installation (nécessité de couvrir certains investissements de départ comme les semences, les serres, les machines de récolte, les véhicules de transport, la location ou l’achat d’un terrain d’exploitation adapté, etc.) ;

  • Difficulté de trouver un terrain de culture à des prix (de location ou d’achat) abordables, selon les régions ;

  • Longueur de lancement du processus de production (laps de temps nécessaire à ce que la terre devienne fertile et productive ;

  • Temps de fidélisation clientèle dans un contexte concurrentiel particulièrement difficile (notamment en raison de la place occupée par les enseignes de longue distribution)

Quelle est la formation requise pour se lancer dans le maraîchage ? (diplôme, stage...)

L'installation en qualité de chef d'exploitation agricole ne requiert aucune condition de diplôme, sauf dans des contextes particuliers (par exemple, pour être éligible à la dotation jeune agriculteur (DJA), sur laquelle nous reviendrons). Néanmoins, il reste vivement recommandé de se former au préalable à l’activité que vous visez, afin de maîtriser les connaissances de base nécessaires au succès de votre projet.

La formation initiale agricole  

Les établissements d’enseignement agricole proposent des formations de la 3e jusqu’au doctorat.

Exemple

  • le Brevet professionnel agricole option “ouvrier maraîcher” ;

  • le CAPA métiers de l’agriculture ; 

  • le Brevet de technicien supérieur agricole (BTSA) (accessible aussi ou par la validation des acquis de l’expérience (VAE)).

La formation continue et la reconversion dans le maraîchage

Si vous êtes déjà actif et que votre démarche s’inscrit plutôt dans une optique de reconversion professionnelle, sachez que les Chambres d'agriculture proposent aussi des modules de formation permettant d'acquérir des compétences entrepreneuriales dans l'objectif de créer ou reprendre une entreprise agricole.

Vous pouvez, dans ce cadre, demander à réaliser un plan de professionnalisation personnalisé (PPP) avec un conseiller projet et un conseiller compétences.

Ce plan permet d'accéder à des actions de professionnalisation telles que :

  • des stages d’application en exploitation agricole et des stages en entreprise ;

  • des actions de formation continue ;

  • des actions visant à l’obtention d’un diplôme conférant la capacité professionnelle.
    Exemple : le BPREA en maraîchage (brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole). Ce diplôme comprend des cours et des stages pratiques visant aussi bien des projets d'installation que de salariat en agriculture. Il s'agit d'un diplôme agricole de niveau 4 (BAC, brevet professionnel), qui permet notamment de réaliser une étude de marché et d'établir un business plan.  La formation dure environ 18 mois.

Vous pouvez aussi solliciter les Centres de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA), qui sont chargés de la formation continue agricole, dans le cadre d’une reconversion professionnelle orientée vers le secteur de l’agriculture. Il en existe en France.

Des formations diplômantes, qualifiantes, ou certifiantes, également accessibles via le dispositif de Validation Acquis Expérience (VAE) dont peuvent bénéficier les demandeurs d’emploi et les salariés.

Bon à savoir

si vous êtes demandeur d'emploi ou bénéficiaire du RSA (revenu de solidarité active), vous pouvez demander à bénéficier de Périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP). Celles-ci peuvent vous permettre de découvrir le secteur de l’agriculture, le métier que vous souhaitez exercer, et d’en identifier les caractéristiques principales. Vous pouvez vous renseigner auprès de France Travail.

Enfin, retenez que dans le cadre d'une reconversion professionnelle, plusieurs sources de financement de votre formation sont envisageables : il est par exemple possible de mobiliser votre CPF (compte personnel de formation) ou de bénéficier d’aides régionales.

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Quelles sont les étapes à suivre pour devenir maraîcher ?

Étape 1 : se renseigner auprès d’un PAI

Avant toute démarche concrète, vous pouvez vous rendre dans un Point Accueil Installation (PAI), présent dans chaque département. Ces Points dépendent directement des Chambres de l’Agriculture, qui accompagnent les agriculteurs et ont pour objectif de soutenir la création d’entreprise dans le monde agricole.

Dans un PAI, vous pourrez trouver les informations utiles à la réalisation dans votre (pré)projet : formations envisageables, démarches administratives à entreprendre, dispositifs d’aides et d’accompagnement dont vous pouvez bénéficier, etc.

Le chargé de mission PAI avec lequel vous serez mis en contact peut aussi vous orienter vers les structures locales compétentes pour vous accompagner et évaluer la viabilité de votre projet sur une prévision à 4 ans. Elles peuvent notamment vous aider à définir un plan de financement, voire à obtenir un accord de prêt bancaire.

Bon à savoir

Le PAI vous remettra, à l’occasion de votre visite, un document d'auto-diagnostic. Celui-ci doit vous permettre d'organiser votre réflexion et d’établir les points principaux de projet. Vous devrez le retourner complété au PAI, qui assurera le premier contact avec les conseillers PPP (plan de professionnalisation personnalisé).

Étape 2 : Identifier le type de production que vous souhaitez réaliser et définir votre projet agricole

Une fois cette première étape d’information passée, vous allez devoir définir précisément votre projet de maraîchage. Cela suppose tout d’abord d’identifier le type de terrain que vous souhaitez exploiter.

Pour cela, il est nécessaire d’identifier les points caractéristiques des régions afin de déterminer les zones propices à certaines productions (fraises, melons, etc.).

Vous devrez également vous interroger sur le contexte local : existe-t-il déjà une concurrence forte dans la région où vous envisagez de vous installer ? Certaines productions bénéficient-elles d’une renommée particulière dans la région que vous avez choisie ?

Le type de production envisagé doit par ailleurs être cohérent avec le mode de commercialisation que vous souhaitez opérer. Vous devrez ainsi déterminer si vous entendez vendre vos produits à des entreprises, notamment à la grande distribution, ou au contraire à des particuliers. Dans ce dernier cas, il conviendra de vous interroger sur l’existence d’un bâtiment adapté à la vente directe et sur les éventuels travaux à prévoir. Si vous envisagez un commerce ambulant sur les marchés, vous devrez également anticiper l’achat d’un véhicule adapté.

Bon à savoir

Le professionnel ambulant peut ou non avoir un local commercial ou artisanal fixe. Les agriculteurs n’ont pas besoin de demander la carte de commerce ambulant pour vendre leur propre production sur un marché.

Étape 3 : Rechercher un lieu d’activité et sécuriser les conditions d’exploitation

Une fois votre projet agricole défini, vous allez devoir rechercher un lieu d’activité adapté à votre projet et à vos moyens. Cela implique de déterminer si vous souhaitez louer le terrain ou en devenir propriétaire, de vérifier si vous disposez des fonds nécessaires et d’identifier les partenaires financiers susceptibles de vous accompagner dans votre projet.

Bon à savoir

L’accès à la propriété du terrain peut constituer un frein important à votre installation. Le prix des terres agricoles a augmenté et les surfaces disponibles sont moins importantes, notamment en raison de l’augmentation de la taille des exploitations. La SAFER peut vous informer des prix moyens des biens immobiliers agricoles dans votre région.

Si vous décidez d’opter pour une location de terrain, il sera nécessaire de déterminer le type de bail que vous allez devoir signer ainsi que ses principales caractéristiques. Le bail à ferme (ou fermage) est le type de bail rural le plus répandu et sa durée ne peut être inférieure à neuf ans. Sachez également que des locations d’immeubles ruraux peuvent être consenties par les SAFER sur des terres que des propriétaires ont mises à leur disposition en vue de leur aménagement ou de leur exploitation.

Bon à savoir

Si vous êtes bailleur d’un fonds rural et que vous souhaitez lancer votre propre activité, vous pouvez, sous certaines conditions, le reprendre afin de l’exploiter vous-même.

Attention

Toute personne, physique ou morale qui s’installe sur une exploitation est en principe soumise à autorisation d’exploiter délivrée par la DDT(M) (Directions départementales des territoires (et de la mer)), via télé-procédure LOGICS (c’est le cas notamment si vous ne possédez pas de capacité professionnelle ou d'expérience agricole). La DDT(M) vérifie que votre projet respecte bien le Schéma Directeur Régional des Exploitations Agricoles (SDREA), qui est un plan régional établi par le préfet de région.

Selon votre situation, vous pouvez toutefois n’avoir à effectuer qu’une déclaration préalable. Pour connaître précisément les cas dans lesquels une autorisation d’exploiter est nécessaire, il est recommandé de vous rapprocher de la DDT(M) dont vous dépendez. Le cas échéant, la demande d’autorisation d’exploiter doit être effectuée, en cas d’achat ou de prise de bail, parallèlement à la signature de la promesse d’achat ou de bail de l’exploitation concernée.

Si vous ne souhaitez pas partir de zéro et plutôt reprendre une exploitation à reprendre, vous pouvez consulter les offres disponibles via le répertoire des Chambres d’agriculture sur le site https://www.repertoireinstallation.com

Étape 4 : choisir la forme juridique de son activité agricole de maraîchage

Vous pouvez exercer votre activité de maraîchage :

  • seul, via la création d'une entreprise individuelle (EI) ;

  • avec un ou plusieurs associés, via la création d'une société ou d'un groupement spécifique (de type entreprise agricole à responsabilité limitée - EARL, groupement agricole d'exploitation en commun - GAEC, etc.).

Il va donc vous falloir choisir le type de structure que vous envisagez de créer (individuel/société).

Bon à savoir

Les activités agricoles sont exclues du régime de la micro-entreprise (ou anciennement auto-entreprise).

Opérer ce choix nécessite d’avoir des points de repères pour chacune des structures possibles, et d’établir une comparaison entre leurs différents avantages et inconvénients.

Pour vous aider à vous décider, nous vous présentons, dans le tableau ci-dessous, les deux types d’entreprises agricoles auxquelles il est principalement recouru, à savoir l’exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) et le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC).

Attention, cette présentation n’a pas vocation à être exhaustive, mais à vous donner une base de réflexion quant à votre projet à venir.

EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée)

GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun)

Définition, caractéristiques

  • La responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports.

  • Possibilité de s’associer avec des personnes non exploitantes, (comme des investisseurs qui ne travaillent pas sur l’exploitation, s’ils sont associés minoritaires).

  • La surface des terres exploitées ne peut pas dépasser 10 fois la surface minimum d'assujettissement (SMA) qui est un des critères qui détermine l'affiliation des agriculteurs à la MSA.
  • Les GAEC sont des sociétés civiles constituées de personnes physiques majeures.

  • Ils ont pour objet la mise en commun des exploitations des agriculteurs associés, en vue de la réalisation d’un travail commun.
    Ils peuvent également viser à permettre la vente en commun du fruit du travail des associés.

  • 2 sortes de GAEC existent :
    • le GAEC total, qui a pour objet la mise en commun par ses associés de l'ensemble de leurs activités de production agricole ;
    • le GAEC partiel, qui ne vise la mise en commun que d'une partie seulement de ces activités.

  • Le GAEC est géré par un ou plusieurs gérants choisis parmi les associés.

  • Les associés d'un GAEC total doivent en principe y exercer leur activité professionnelle à titre exclusif et à temps complet.

Fonctionnement 

  • L’EARL est une personne
    morale, dont le patrimoine est distinct de celui de ses associés.
  • Gérant choisi parmi les associés.
  • Décisions collectives prises en AG.
  • Travail conjoint des différents

membres du GAEC, qui

conservent toutefois leur

personnalité juridique propre. 


  • Gérant choisi parmi les membres du groupement.

  • Décisions collectives prises en AG.

Conditions, formalités

  • Rédiger les statuts de l’EARL ;
  • déposer le capital social auprès d’un établissement bancaire, d’un avocat ou d’un notaire ;
  • publier un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) ;
  • faire évaluer les éventuels apports en nature par un commissaire aux apports ;
  • déposer le dossier de demande d’immatriculation de l’entreprise au Registre du commerce et des sociétés (RCS) via le Guichet unique des formalités d’entreprises ;
  • faire diverses déclarations administratives (administration fiscale, affiliation à la MSA pour les associés, etc.).
  • Adresser une demande d'agrément au Préfet du département où se trouve le siège social de l’exploitation ;
  • signer les statuts définitifs (ils doivent être enregistrés dans le mois qui suit leur signature) ;
  • publier un avis de constitution du GAEC dans un JAL ;
  • procéder à l'immatriculation du GAEC au RCS et au Registre national des entreprises ;
  • faire diverses déclarations administratives (administration fiscale, affiliation à la MSA pour les membres du groupement, etc.).

Nombre d’associés

Une (associé unique) ou plusieurs personnes physiques.
Maximum 10 associés (tiers ou membres d’une même famille).

Au moins 2 associés mais les GAEC (totaux ou partiels) ne peuvent réunir plus de 10 associés.

Capital social

Minimum 7500 €

Fixe ou variable : minimum 1 500 €

Régime fiscal

Principe : impôt sur le revenu - régime fiscal des sociétés de personnes (concrètement, chaque associé, exploitant ou non, est imposable à l’IR dans la catégorie des bénéfices agricoles (BA), sur la part des résultats sociaux qui correspond à ses droits).


Option possible à l’impôt sur les sociétés.

Principe : IR - régime fiscal des sociétés de personnes.


Option possible pour l’IS.

Avantages

  • Responsabilité des associés limitée au montant de leurs apports.

  • Séparation du patrimoine de la société de celui de ses associés.

  • Possibilité d’être associé unique.

  • Régime micro- BA accessible à l’associé unique personne physique. 

  • Possibilité de s’associer avec des personnes non exploitantes.
  • Accès au régime micro-BA possible.

  • Diversification possible des activités, via la mise en commun des outils et moyens d’exploitation.

  • Chaque membre conserve sa propre personnalité juridique, et reste considéré comme un exploitant individuel.

Inconvénients

  • Nombre d’associés limité.

  • Limitation de la surface exploitable.
  • Nécessité d’obtention d’un agrément.

  • Obligation de participation de tous les membres du GAEC au travail commun.

Bon à savoir

il existe d’autres formes juridiques de l’exploitation agricole, telles que l’exploitation familiale à responsabilité personnelle (en cas d’exploitation entre époux) ou les sociétés coopératives agricoles.

Étape 5 : anticiper les investissements nécessaires et rechercher des financements pour devenir maraîcher

Couvrir les investissements nécessaires au lancement de votre activité

Reprendre ou créer une exploitation maraîchère suppose de prévoir des investissements.

Exemple

 achat d'un terrain d’exploitation, de machines et matériel agricole(s), construction de locaux de vente et de stockage, acquisition de serres, d’outils, etc.

Pour élaborer un projet fiable, Vous devez identifier le montant global des investissements que vous allez devoir réaliser, et connaître votre capacité d'emprunt en vous rapprochant de votre établissement bancaire.

Sachez qu’il existe plusieurs catégories d’emprunts, à savoir :

  • les prêts bancaires à court, moyen et long termes ;

  • les prêts d’honneur à 0% (exempts d’intérêts bancaires) ;

  • les prêts bonifiés (dispositif spécifique dédié aux jeunes agriculteurs) ;

  • les prêts privés/familiaux.

Tous comportent des caractéristiques différentes : ils peuvent vous engager sur un temps plus ou moins long, être conditionnés au respect de conditions préalables, donner lieu à l’application d’un taux d’intérêt, etc. N’hésitez pas à diversifier vos prises de contact et à élargir votre champ de réflexion en la matière : plus vous aurez d’options, plus vous serez à même de faire le bon choix.

Pour garantir les prêts bancaires, les fonds de garantie permettent de couvrir une partie des risques liés aux prêts bancaires accordés pour l'achat de terres, d'équipements, ou pour le lancement d'activités agricoles.

Exemple

 l’INAF (l’Initiative nationale pour l’agriculture française) qui est un instrument (financement public) de garantie plafonnée couvrant les premières pertes d’un portefeuille de prêts. Il permet de garantir certains prêts agricoles de manière ciblée.

Bon à savoir

le financement participatif (ou crowdfunding) est une alternative au prêt bancaire qui permet à un porteur de projet de collecter des fonds sur internet, par le biais d'une plateforme en ligne dédiée, auprès de contributeurs pour financer un projet spécifique. Il s’adresse à tout porteur de projet et peut présenter l’avantage et créer un effet levier sur d’autres financements, tels que les prêts bancaires.

Vérifier votre éligibilité aux différentes aides existantes 

Subventions principales spécifiques au secteur agricole

En vue de faciliter leur première installation, il peut être accordé aux jeunes agriculteurs qui prévoient d'exercer une activité agricole et qui satisfont aux conditions requises (avoir moins de 40 ans au moment du dépôt de la demande d’aides, notamment) les aides suivantes :

  • une dotation jeunes agriculteurs (DJA) en capital.
    Bon à savoir : la validation du PPP (plan de professionnalisation personnalisé) est l’une des conditions requises pour pouvoir bénéficier de la DJA ;

  • des prêts bonifiés à moyen terme spéciaux, dont une partie des intérêts peut être prise en charge. Ils permettent de faciliter la reprise d’une exploitation et les premières installations ;

  • des aides aux investissements ;

  • etc.

La Dotation Nouvel agriculteur (DNA) est une nouvelle aide mise en place sur la période 2023-2027. Comme la DJA, la DNA est une aide en capital. Elle s’adresse, sous conditions, au porteur de projet entre 41 et 50 ans et vise à abonder la trésorerie des exploitations en phase d’installation dans l’agriculture biologique. Attention ! Toutes les régions ne la versent pas.

Les montants de la DJA et de la DNA varient d’une région à l’autre, dans la limite de 100 000 €.

Pour connaître les aides en vigueur sur le territoire sur lequel vous envisagez de vous installer, il convient de se rapprocher de votre PAI : votre interlocuteur vous aidera à faire le tri dans les différentes aides existantes, et d’en identifier la nature (générale au secteur agricole ou spéciale, pour une activité en particulier)

La Chambre d’agriculture peut vous accompagner pour élaborer et déposer les dossiers de demande d’aides.

Aides fiscales et sociales propres au secteur agricole

En tant que jeune agriculteur, vous pouvez bénéficier, sous condition :

  • d’un abattement fiscal de 30, 50 ou 75 % sur le bénéfice réalisé, dès lors que vous êtes imposé d’après un régime réel (hors micro) et que vous percevrez des aides à l’installation des jeunes agriculteurs

  • d’une exonération partielle et dégressive de cotisations sociales, sous condition d’avoir entre 18 et 40 ans au jour de votre affiliation au régime de protection sociale des non-salariés agricoles, notamment) pendant 5 ans.

L’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) 

Dans le cadre d’une reconversion, l’ARCE permet au porteur de projet demandeur d’emploi indemnisé de percevoir une partie de ses droits au moment de la création ou la reprise d’entreprise.

Le montant de l'aide est égal à 60 % d'un capital correspondant au résultat de la formule suivante : nombre de jours au titre desquels l'allocation de retour à l’emploi (ARE) reste due à la date d'attribution de l'aide X le montant de l'allocation journalière servie à cette date.

Attention

une déduction de la participation de 3 % pour le financement des retraites complémentaires est appliquée sur le montant du capital.

L'aide donne lieu à 2 versements : un premier à l’installation et l’autre 6 mois après celle-ci.

Bon à savoir

La préparation à l’installation au métier de maraîcher suppose de respecter les étapes suivantes :

  • S’informer, grâce à l'accès au Point accueil installation (PAI) ;

  • Identifier le type de production à venir, définir et viabiliser son projet ;

  • Choisir sous quelle forme juridique exercer son activité ;

  • Chiffrer les investissements nécessaires et rechercher des aides/financements.

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