Code APE / NAF du consultant : 70.22Z
Selon la nomenclature des activités françaises (NAF) de l’INSEE, le consultant indépendant peut exercer sous différents codes APE :
70.22Z - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
62.02A - Conseil en systèmes et logiciels informatiques
70.21Z - Conseil en relations publiques et communication
Le code APE 70.22Z convient à tous les consultants indépendants, quel que soit leur domaine d’activité. Il correspond aux activités qui fournissent des conseils et des services d'assistance aux entreprises, aux particuliers et aux organismes publics.
L’activité du consultant indépendant
L’activité du consulting consiste à offrir des conseils et des solutions spécialisées aux entreprises et aux organisations pour les accompagner dans leur transition numérique, améliorer leur performance et leur croissance. Le secteur du conseil est très varié : finance, immobilier, ressources humaines, gestion et stratégie, informatique, juridique, management…
Il existe différents types d’établissements :
les grands groupes de consulting : le Big Four (composé des cabinets Deloitte, PricewaterhouseCoopers, Ernst and Young et KPMG) domine le marché de l’audit et du conseil. Ces firmes sont reconnues à l’international pour leurs méthodologies et leur capacité à traiter des problématiques complexes à grande échelle.
les cabinets de conseil spécialisés : ces cabinets se concentrent sur des niches telles que le conseil en technologie (Accenture, Capgemini, etc.), les ressources humaines (Alixio Mobilité, LHH, Diot-Siaci, etc.), le management (Kearney, Bain & Company, etc.), etc. Ils offrent une expertise approfondie dans leurs domaines.
les consultants indépendants : de plus en plus nombreux, les consultants indépendants sont souvent d’anciens employés de grands cabinets qui décident de travailler en toute autonomie. Ils font preuve de flexibilité et d’une expertise pointue.
L’organisation de la profession
personnes sont salariées dans le consulting et 72 025 personnes exercent en tant que consultants indépendants.
Les entreprises du secteur sont fortement concentrées sur la région Île-de-France. Viennent ensuite les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les fournisseurs
Pour optimiser leurs services, les consultants travaillent avec des éditeurs de logiciels comme SAP, Microsoft et IBM ainsi que des logiciels d’analyse de données comme Nielsen ou Salesforce. Ces partenariats permettent aux consultants d’offrir à leurs clients des solutions complètes et de générer des rapports détaillés.
Les syndicats
En France, c’est le Syntec Conseil et la fédération Cinov qui représentent les entreprises de conseil et défendent les intérêts de la profession auprès des pouvoirs publics. Elles établissent des normes éthiques, partagent les meilleures pratiques et organisent des événements pour le réseautage.
Le marché du conseil
Le contexte du marché
L’accompagnement de la transformation numérique de l'économie soutient l'activité des entreprises de conseil.
Toutefois, le débouché du numérique profite surtout aux cabinets d'envergure internationale (Big Four : Deloitte, EY, KPMG, PwC) capables d'investir dans les nouvelles technologies (big data, intelligence artificielle, dématérialisation des flux, cybersécurité) pour construire une véritable offre produits (rachats de start-up, développement d'outils logiciels).
Les pressions concurrentielles sont renforcées à la fois par l'arrivée régulière sur le marché du conseil de nouveaux entrants (peu de freins à l'installation sur le plan réglementaire et financier) et par les stratégies de diversification menées par les professions connexes en quête de relais de croissance. Par ailleurs, l'émergence des plateformes d'intermédiation facilite la mise en relation entre consultants, indépendants et entreprises.
Dans ce contexte, seuls les cabinets de taille moyenne, bien implantés localement auprès des PME et ETI, ainsi que ceux positionnés sur des niches d’activités peuvent se maintenir.
Ces derniers ont intégré la transformation digitale afin de repositionner la valeur ajoutée de leurs consultants. Par exemple : l’automatisation de certaines tâches comme le traitement de données.
Si la crise sanitaire a fortement impacté la croissance des sociétés de conseil, le secteur du consulting a connu un taux de croissance annuel autour de 10 %, porté notamment par le consulting digital et les engagements environnementaux. Les grands cabinets, tels que McKinsey, BCG et Bain, ont particulièrement profité de ce regain, recrutant un nombre record de nouveaux consultants. Cependant, en 2023, le contexte économique incertain a freiné cet élan. Les cabinets ont adopté une approche plus prudente, se concentrant sur la formation des recrues récentes et réduisant les nouvelles embauches.
Évolution du secteur
En 2024, le secteur du conseil en stratégie affiche une performance stable.
Seul le conseil en évolution professionnelle conserve une belle dynamique (+13 %), portée par les transitions numériques, sociétales et réglementaires.
Le marché du conseil en stratégie et management se maintient et celui du conseil en recrutement s’effondre avec -12 %.
Évolution du nombre de création et de suppression d’emplois
➡️ +0,6 % emplois créés sur un an en 2025
Depuis le spectaculaire rebond post-Covid, la situation se stabilise, avec même de premiers signaux de baisse. McKinsey comptait 45 000 salariés en 2023 mais plus que 40 000 en 2025. Et fin 2025, le cabinet annonçait la suppression de 200 postes en raison d’un recours massif à l’IA. Chez Accenture, 12 000 licenciements ont été annoncés entre fin mai et fin août 2025.
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Année |
Création d’emplois dans le secteur “études et conseil“ |
|---|---|
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2018 |
10997 |
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2019 |
3394 |
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2020 |
2567 |
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2021 |
33969 |
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2022 |
19782 |
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2023 |
4 904 |
Évolution du chiffre d’affaires des consultants
Si le chiffre d’affaires des activités de consulting évolue favorablement au fil des années, l’optimisation des coûts n’est pas étrangère à cette situation. Le recours à l’intelligence artificielle se fait au détriment des salariés avec des suppressions de postes et des embauches moins importantes qu’auparavant. Par ailleurs, certains domaines comme le consulting digital et les engagements environnementaux tirent la croissance du secteur.
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Année |
Évolution du chiffre d'affaires du secteur en indice |
|---|---|
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2025 |
146, 32 |
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2024 |
139,95 |
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2023 |
128,46 |
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2022 |
116,97 |
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2021 |
1000 |
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2020 |
87,25 |
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2019 |
88,82 |
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2018 |
81,16 |
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2017 |
73,66 |
L’environnement réglementaire
Dans le secteur du consulting, la Convention Collective Nationale (actualisée en juillet 2021) standardise les conditions de travail, la classification des emplois, la formation et la protection sociale pour les salariés des cabinets de conseil.
De plus, l’accord-cadre de juillet 2022 régule les prestations de conseil dans le secteur public en mettant l'accent sur la maîtrise des coûts et la déontologie.
👉 Pour aller plus loin : découvrez notre guide sur la réglementation des cabinets de conseil.
L’offre en consulting
Les consultants indépendants doivent faire face à la concurrence des cabinets de conseil internationaux qui détiennent une large part de marché.
Les cabinets de conseil internationaux
Les grands cabinets du Big Four (Deloitte, PwC, EY et KPMG) dominent le marché. Ils se distinguent par leur capacité à investir massivement dans les nouvelles technologies, leur notoriété et leur réseau mondial. Ils sont présents dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon, et Marseille. Cependant, leur taille peut les rendre moins flexibles face aux besoins spécifiques de certains clients.
Les cabinets de taille moyenne
Implantés localement, ces cabinets entretiennent des relations solides avec les PME. Ils offrent des services plus personnalisés que les grands cabinets. Leur couverture géographique est toutefois plus limitée, malgré une implantation dans les grandes villes et les pôles économiques régionaux.
Parmi ces acteurs, on retrouve par exemple :
Sia Partners
Kea & Partners
Wavestone
Keyrus
Les consultants indépendants
Présents sur tout le territoire français, ils interviennent souvent auprès des PME et des start-ups. Ils travaillent souvent en freelance ou en portage salarial. Leur point fort réside dans leur adaptabilité et leurs tarifs plus abordables que les grands cabinets.
L’étude de la demande
Besoins et attentes des clients
Les clients recherchent avant tout des compétences spécifiques telles que :
capacité à concevoir et animer une démarche commerciale ;
gestion des processus comptables, fiscaux et financiers ;
conception d’une stratégie marketing et commerciale ;
mener une démarche d’innovation ;
piloter et adapter un projet en cours ;
En termes de soft skills, les entreprises valorisent l'innovation (42 % des entreprises), l'agilité (38 %), l'écoute (38 %), l'adaptabilité (33,45 %) et la curiosité intellectuelle (33 %).
Par ailleurs, la dernière étude révèle que la perception des consultants évolue. De plus en plus de clients considèrent les consultants comme une force de travail d'appoint (de 8 % en 2015 à 27 % en 2021) plutôt que comme une capacité d'études, de transformation et d'innovation (50 % en 2015 mais seulement 38 % en 2021). Malgré ces changements, la notion de conseil reste perçue comme un apport de bonnes pratiques, de compétences ou de savoir-faire par 35 % des acheteurs et 36 % des consultants.
Comportements de la clientèle
Malgré l'essor des plateformes digitales d'intermédiation (Malt par exemple), 63 % des acheteurs ne recourent pas à ces outils pour trouver des consultants. Ces plateformes, bien que de plus en plus populaires, sont souvent jugées inadaptées aux besoins complexes des projets de conseil qui nécessitent des équipes capables de travailler ensemble.
Le prix reste également un critère important, même s’il n’est pas le seul déterminant dans le choix d’un consultant. En effet, environ 71 % des acheteurs estiment que les critères financiers (prix, taux journalier moyen, remises) représentent entre 35 % et 50 % de leur décision finale.
Montant des prestations
tarif journalier moyen (TJM) d’un consultant junior
Le panier moyen dans le secteur du conseil varie en fonction des types de services demandés et des segments de marché. Les grandes entreprises tendent à investir davantage dans les services de conseil stratégique et de transformation digitale, tandis que les PME se concentrent souvent sur des services plus opérationnels.
L’analyse des canaux d'acquisition du consultant indépendant
Les plateformes digitales
Des plateformes comme Malt, Comet, SixièmeHomme, Fiverr ou Upwork facilitent la mise en relation entre consultants indépendants et entreprises. Elles simplifient le processus de recherche et de sélection de consultants.
Le succès de ces plateformes repose avant tout sur leur accessibilité et la possibilité de trouver des talents rapidement.
En parallèle, certains grands cabinets de conseil ont lancé leurs propres plateformes internes de consultants freelances. Par exemple, Deloitte avec Open Talent, une plateforme web qui regroupe une communauté de consultants freelances. PwC et KPMG disposent aussi de leurs solutions. L’arrivée de ces plateformes se fait timidement en France, tandis que le succès est plus au rendez-vous dans les pays anglo-saxons.
Les réseaux professionnels
Pour les consultants indépendants, les réseaux professionnels et le bouche-à-oreille restent l’un des canaux de distribution les plus importants. Les consultants utilisent souvent leurs contacts personnels et professionnels pour obtenir des missions. L’acquisition de nouveaux contrats se fait beaucoup plus facilement grâce aux recommandations des clients satisfaits.
Ce canal de distribution repose principalement sur la réputation et la qualité du travail du consultant. Toutefois, il peut être limité par la taille du réseau du consultant.
Les salons et les conférences
Ces événements offrent l'opportunité de rencontrer des clients potentiels, de partager des connaissances et de se positionner en tant qu'expert. Les avantages sont nombreux : augmentation de la visibilité du consultant, renforcement de sa crédibilité, accès à un réseau de professionnels, etc. Cependant, la participation à ces événements nécessite un investissement en temps non négligeable.
Le succès de ce canal va dépendre de la capacité du consultant à se démarquer et à établir des relations professionnelles solides.
Les tendances du secteur du conseil
Les grandes tendances
La transition numérique (big data, intelligence artificielle, cybersécurité) et écologique (mutation profonde de certains secteurs comme l'automobile ou l'énergie, RSE) constitue un solide levier de croissance.
L'intelligence artificielle (IA) joue également un rôle croissant dans le secteur du conseil. L'IA permet d'optimiser les opérations des cabinets, d'améliorer les services et de renforcer la valeur ajoutée. Elle peut automatiser des tâches répétitives, augmenter les capacités d'analyse et de prévision et faciliter la communication et la collaboration.
Les perspectives du secteur
Après la pandémie, le télétravail et les modes de travail hybrides ont accéléré la transformation digitale des entreprises. De nombreuses entreprises souhaitent faire appel à des consultants pour les accompagner dans cette transition et mettre en place des stratégies efficaces. Mais en parallèle, l’intelligence artificielle vient bouleverser les usages et remet en cause la progression des emplois.
Parallèlement, les enjeux environnementaux et la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) gagnent en importance. Les cabinets de conseil devront donc renforcer leurs compétences dans ces domaines pour répondre à la demande croissante des entreprises qui souhaitent adopter des stratégies plus responsables et durables.
Conclusion
Avec 48 828 entreprises en 2025, le marché se distingue par une combinaison de grands cabinets internationaux, comme Deloitte, PwC, EY et KPMG, et une multitude de cabinets de taille moyenne et de consultants indépendants. Ces acteurs offrent des services variés, allant du conseil en stratégie et management à l'accompagnement en transformation digitale, en passant par le conseil en ressources humaines et en systèmes informatiques.
Les consultants indépendants séduisent par leur flexibilité et leurs tarifs plus abordables, tandis que les grands cabinets dominent grâce à leurs vastes ressources et leur capacité à investir dans les nouvelles technologies.
Après la crise sanitaire, le secteur a rebondi avec une croissance de 15 % dans le conseil en stratégie. Mais depuis 2024, le chiffre d’affaires du secteur se stabilise. Et 2025 a été marquée par la suppression de nombreux postes chez des leaders tels que McKinsey et Accenture, notamment en raison de la progression de l’intelligence artificielle.
Le marché évolue rapidement mais la demande soutenue par les domaines du consulting digital, de la RSE et des engagements environnementaux, sujets sur lesquels les entreprises cherchent de plus en plus à transformer leurs processus et à intégrer des pratiques durables.











