
Qui peut devenir peintre en bâtiment ?
Quelle formation pour devenir peintre en bâtiment ?
Pour exercer comme peintre en bâtiment, vous devez justifier d’un diplôme ou d’une expérience professionnelle d’au moins 3 ans.
Voici quelques formations accessibles dès la sortie de la 3e ou après le bac :
CAP peintre applicateur de revêtements (2 ans).
Titre professionnel façadier peintre ou peintre en bâtiment.
Brevet professionnel peintre applicateur de revêtement.
Titre professionnel peintre décorateur.
Bac pro aménagement et finition du bâtiment.
La majorité des peintres se forment en apprentissage. Valider un bac professionnel permet de devenir chef de chantier (et de devenir peintre à son compte).
Comment se reconvertir en peintre en bâtiment ?
Il est possible de se reconvertir en peintre en bâtiment, en validant les formations nécessaires, ainsi que :
Effectuer une validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
Choisir une spécialisation (plaquiste, enduiseur ou monteur en isolation thermique, etc.) ;
Mobiliser son CPF ou des aides de France Travail pour une reconversion de peintre en bâtiment.
Étape 1 : Valider son projet de devenir peintre en bâtiment
Faire une étude du marché du bâtiment
Avant de devenir peintre en bâtiment indépendant, effectuer une étude de marché aide à comprendre le marché de la peinture en bâtiment. Étudiez :
La concurrence : prestations, tarifs, chiffre d’affaires, zone de chalandise, etc.
Ainsi que l’organisation du marché (artisans, PME, ETI).
La clientèle du peintre en bâtiment : particuliers, institutionnels, commandes publiques.
Les tendances du marché de la peinture en bâtiment : hausse des coûts de construction dans le secteur bâtiment, des matériaux et de l’énergie, dynamisme des travaux de rénovation.
La réglementation et les points de vigilance.
|
Données |
Chiffres clé |
|---|---|
|
Nombre d’entreprises du secteur des travaux de peinture et vitrerie (2020) |
81 251 |
|
Chiffre d’affaires du secteur 2021 |
12,480 milliards d'euros |
|
Progression CA des entreprises du secteur des travaux de peinture en bâtiment (2022) |
+7 % |
Réaliser le business plan du peintre en bâtiment
Le business plan du peintre en bâtiment vous permet de clarifier votre projet et d’obtenir des financements (investisseurs, banques). Voici comment les étapes :
L’executive summary : description de l’activité de peintre en bâtiment, les compétences et le savoir-faire.
L’étude de marché valide l’opportunité commerciale à se lancer dans la peinture en bâtiment.
Le modèle économique montre comment vous gagnez de l’argent (clients, tarifs, spécialités, partenariats) et vos actions marketing.
Le statut juridique : généralement une société (SARL/EURL).
Les éléments financiers : le plan de financement, le compte de résultat prévisionnel ou le plan de trésorerie anticipent la rentabilité du peintre en bâtiment.

Créez un business plan convaincant en quelques clics et réutilisez-le partout. Si vous avez des questions, un coach vous accompagne.
Quel est le salaire d’un peintre en bâtiment ?
La rémunération du peintre en bâtiment dépend de son expérience et de sa spécialisation. Il commence sa carrière au SMIC et peut évoluer à 2 000 € par mois, s’il passe chef d’équipe.
Devenir peintre en bâtiment indépendant permet de facturer plus, selon son rythme de travail.
Mais attention, un peintre en bâtiment à son compte paye des charges plus importantes et ne bénéficie pas de la même protection que les salariés (chômage, santé, etc.).
Étape 2 : Fixer les prix de ses prestations de peintre en bâtiment
Un peintre en bâtiment fixe généralement ses tarifs au m2 à peindre.
Par exemple, la pose de peinture sur plafonds se situe en moyenne à 35 € TTC, pour une peinture acrylique, 5,5 € à 7 € TTC du m².
Il est possible de définir des tarifs horaires variant de 20 € à 70 € par heure.
Il fixe ses tarifs également en fonction de :
La surface à peindre et la pénibilité ;
La durée des travaux ;
Le matériel et les consommables à prévoir ;
Des taxes et cotisations du peintre en bâtiment.
La TVA à 5,5 % s'applique uniquement aux travaux de rénovation énergétique.
Étape 3 : Choisir son statut juridique de peintre en bâtiment
Devenir peintre en bâtiment implique de créer un statut juridique. Voici un tableau comparatif des meilleurs statuts :
|
Devenir peintre en bâtiment en micro-entreprise |
Devenir peintre en bâtiment en entreprise individuelle |
Devenir peintre en bâtiment en société commerciale (SARL, EURL, SAS, SASU) |
|
|---|---|---|---|
|
Formalités de création/gestion |
Simplifiées |
Simplifiées |
Complexes (et payantes) |
|
Protection du patrimoine personnel |
Limitée |
Limitée |
Limitée aux apports |
|
Régime social |
Micro-social |
Sécurité sociale des indépendants |
Assimilé salarié (SAS) ou dirigeant non salarié (SARL) |
|
Plafonds de CA |
Oui : Prestations de services : 77 700 € (main d’œuvre). Vente de marchandises : 188 700 € (vente de matériel de peinture aux clients). |
Non |
Non |
|
Régime fiscal |
Micro BIC ou BNC |
IR |
IS |
|
Régime social |
Micro-social |
Sécurité sociale des indépendants |
Assimilé salarié (SAS) ou dirigeant non salarié (SARL) |
Notez que devenir peintre en bâtiment micro-entrepreneur permet d’exercer en complément d’un emploi salarié (avec contrat de sous-traitance).
La SARL/EURL offre une protection plus complète et permet un meilleur développement de votre entreprise.
Étape 4 : Trouver un local pour s'installer
Trouver le bon local commercial est une étape clé pour un peintre en bâtiment qui souhaite s'établir et développer son activité. Il faudra prendre en compte :
la zone géographique : choisissez une zone qui offre un bon potentiel de clientèle (proximité des zones résidentielles, commerciales ou industrielles selon votre cible).
l’accessibilité : assurez-vous que le local soit facile d'accès pour vous, vos employés, et vos clients. Pensez également aux possibilités de stationnement.
la visibilité : une bonne visibilité peut être un atout pour attirer les clients de passage. Cependant, pour un peintre en bâtiment, ce n'est pas toujours crucial car beaucoup de travail se fait en déplacement.
l’espace de stockage : vous aurez besoin d'un espace suffisant pour stocker vos équipements, peintures, et autres matériaux.
la zone de travail : envisagez un espace pouvant servir de bureau pour la gestion administrative et les rendez-vous clients.
l’aménagement et la conformité : vérifiez que le local peut être aménagé selon vos besoins et qu'il respecte les normes de sécurité et d'accessibilité en vigueur.
Si vous êtes débutant, un local de 20 à 50 m² suffira amplement. Dans le cas où vous souhaitez augmenter votre activité, nous vous conseillons un espace d’environ 100m².
Étape 5 : Trouver des financements pour devenir peintre en bâtiment
Quel budget pour devenir peintre en bâtiment ?
L’investissement nécessaire pour devenir peintre en bâtiment se situe entre 5 000 € et 30 000 €. Il varie en fonction de :
L’achat ou la location d’une camionnette professionnelle ;
La communication (site internet, publicité, etc.) ;
Le matériel de peinture ;
Le statut juridique et l’embauche ou non d'un peintre salarié.
Quelles sont les sources de financement possibles ?
Au-delà d’un apport personnel et d’un prêt de la banque, il existe des aides pour devenir peintre en bâtiment :
L’ACRE : exonération à 50 % de cotisations sociales la première année, selon conditions ;
L’ARCE : 60 % des allocations chômage versées sous forme de capital ;
Le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) : formation à la création ou reprise d’entreprise. Aide financière possible ;
L’exonération de charges pour la création/reprise d’une entreprise en zone de revitalisation rurale (ZRR).
Étape 6 : Réaliser les formalités de création d’entreprise
Pour vous lancer comme peintre en bâtiment en micro-entreprise :
Vérifier l'éligibilité au statut ;
Déclarer puis immatriculer l’EI sur le guichet unique (avec les justificatifs d’activité réglementée).
Pour créer une société de peinture en bâtiment :
Choisir le statut et la raison sociale ;
Rédiger les statuts de la société ;
Déposer le capital sur un compte pro ;
Déclarer les bénéficiaires effectifs (DBE) ;
Publier l’avis de constitution au Journal d’annonces légales (JAL) ;
Immatriculer la société au guichet unique.
Propulse, le compte pro qui vous simplifie la vie
Étape 7 : Obtenir les autorisations nécessaires pour s'installer
Vous devez respecter la réglementation pour exercer comme peintre en bâtiment :
Diplôme de peintre en bâtiment ou qualification professionnelle ;
Conditions d’honorabilité (non-condamnation) ;
Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie décennale (si vous intervenez sur la structure d’un ouvrage) ;
Obtenir la carte d'identification professionnelle des salariés du bâtiment ;
Appliquer la réglementation en matière de traitement des déchets du bâtiment (eco-construction, reprise sans frais des déchets triés).
Étape 8 : Prendre les assurances obligatoires pour un peintre en bâtiment
Les assurances obligatoires pour devenir peintre en bâtiment et exercer dans les règles, sont :
La RC pro qui vous couvre en cas de dommages matériels et immatériels causés à un tiers ;
L’assurance décennale (dite “construction”) qui vous protège pendant 10 ans après la réalisation de l’ouvrage.
Assurez également votre véhicule professionnel et prenez une mutuelle de peintre en bâtiment.
Étape 9 : Lancer son activité de peintre en bâtiment
Le matériel nécessaire pour s'installer
Devenir peintre en bâtiment nécessite d’acheter son propre matériel et équipement.
|
Équipement |
Description |
Prix indicatif |
|---|---|---|
|
Matériel |
Pinceaux, brosses, rouleaux |
200 € |
|
Consommables |
Peinture, papier de verre, éponges, bâches, mastic |
500 € - 800 € |
|
Airless |
Buses peinture, produit d'entretien |
150 € |
Comment trouver des clients quand on est peintre en bâtiment ?
Faire connaître votre activité de peintre en bâtiment et trouver des clients est indispensable pour vous développer. Vous pouvez par exemple :
Communiquer sur les réseaux sociaux (Linkedin, Youtube, Instagram) : montrez vos prestations et éduquez à la peinture en bâtiment ;
Créer un site internet pour vous contacter, retrouver vos tarifs et votre savoir-faire ;
S’inscrire sur des annuaires en ligne (Travaux.com, Pages jaunes, etc.) ;
Créer des partenariats avec d’autres prestataires du BTP (plombiers, architectes, électriciens, maçons, etc.) ;
Prospecter dans votre zone de chalandise (flyers, cartes de visite, publicité, appels téléphoniques, etc.).
Enfin, soyez professionnel pour satisfaire la clientèle, qu’elle vous recommande autour d’elle et fasse appel à vous pour de futurs travaux de peinture.
Interview : rencontre avec Steve, peintre en bâtiment et repreneur d’une entreprise familiale
Steve a repris l’entreprise de peinture fondée par son père, Christophe, artisan peintre aujourd’hui à la retraite. Ensemble, ils racontent la réalité du métier de peintre en bâtiment, entre passion transmise, reprise d’entreprise et quotidien d’artisan.
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Christophe : Je suis peintre de métier et aujourd’hui à la retraite. Je me suis mis en micro-entreprise pour continuer à travailler ponctuellement et surtout pour aider mon fils, qui a repris l’entreprise. Il faut savoir qu’un métier d’artisan, ce sont beaucoup d’heures. On est loin des 35 heures, on est plutôt sur du 60 à 65 heures par semaine.
Steve : J’ai repris l’entreprise de mon père. Quand j’étais plus jeune, le week-end, il nous emmenait sur les chantiers. J’ai vu la relation qu’il avait avec ses clients, le contact humain, et ça m’a tout de suite plu. Plutôt que de laisser l’entreprise disparaître, je me suis dit que ça avait du sens de la reprendre.
Qu’est-ce qui vous a surpris lors de la reprise de l’entreprise ?
Steve : La gestion. Quand on est ouvrier, on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a derrière. Le soir, il faut faire les déplacements pour les devis, prendre les mesures, établir les devis, les factures, gérer tous les papiers. C’est quelque chose que je ne faisais pas du tout avant quand je travaillais avec mon père.
Comment avez-vous trouvé vos premiers clients ?
Christophe : Au début, j’ai surtout travaillé avec des personnes qui me connaissaient déjà. J’ai aussi travaillé pour les HLM, le temps de me constituer une clientèle plus stable. Ensuite, le bouche-à-oreille a fait le reste.
Steve : De mon côté, j’ai eu la chance de reprendre un nom déjà connu. Grâce à la clientèle de mon père, j’étais identifié dans le domaine de la peinture, ce qui aide beaucoup au démarrage.
Avez-vous été accompagné sur la partie comptabilité et administrative ?
Christophe : Oui, j’avais un comptable. Pour moi, c’est quasiment obligatoire si on veut que ce soit bien géré.
Steve : J’utilise une application de gestion. Elle me permet de faire mes devis, de les transformer en factures, d’enregistrer mes clients et de suivre mon chiffre d’affaires en fonction des chantiers acceptés ou non. Ça simplifie beaucoup le quotidien.
Avez-vous fait évoluer l’entreprise après la reprise ?
Steve : Oui, récemment j’ai créé une page Instagram. J’y présente les chantiers, les prestations réalisées, et j’encourage aussi mes clients à laisser des avis détaillés, que ce soit sur Google ou les Pages Jaunes. Aujourd’hui, la visibilité en ligne est devenue indispensable.
À quoi ressemble une semaine type pour un peintre en bâtiment ?
Steve : Je commence généralement vers 8h30 le matin et on termine entre 18h30 et 19h30 le soir. Le dimanche, j’essaie de le garder pour la famille, même si ce n’est pas toujours évident.
Le métier de peintre est-il un métier solitaire ?
Steve : On travaille souvent seul, c’est vrai. Après, on a la radio, ça accompagne. On est généralement les derniers à intervenir sur les chantiers, donc on croise parfois les carreleurs ou les électriciens, mais rarement les maçons ou les couvreurs.
Christophe : C’est aussi ce qui rend le métier agréable. On fait des rencontres, on échange des conseils entre artisans, et il y a un vrai esprit de partage.


















