Code APE/NAF pour les médecins généralistes libéraux : 86.21Z
Un médecin généraliste en libéral est rattaché au code APE 86.21Z qui correspond aux activités des médecins généralistes. Ce code couvre les consultations et soins médicaux généraux, ainsi que les bilans de santé et examens de dépistage systématique.
Pour des activités similaires du secteur, on trouve également :
le code 86.10Z pour les activités de soins hospitaliers ;
le code 86.90D pour les activités des infirmiers et des sages-femmes.
L’activité des médecins généralistes libéraux
Un médecin généraliste libéral exerce sous sa propre responsabilité et est rémunéré à l’acte. Il peut pratiquer en libéral de manière exclusive ou en complément d'une activité salariée. Il réalise son activité dans un cabinet médical, souvent seul ou parfois en association avec d’autres professionnels de santé (infirmiers, kinésithérapeutes, etc.). Ses principales fonctions incluent :
consultations et soins de première intention ;
prévention et éducation à la santé ;
coordination des soins.
En 2025, ce sont 55 910 médecins généralistes conventionnés libéraux exerçant sur le territoire, d’après la Drees. La majorité exerce en libéral exclusif. Le nombre de généralistes a augmenté de 1 % entre 2024 et 2025.
L’organisation de l’activité
L'organisation de l'activité des médecins généralistes libéraux est régie par deux principaux secteurs de conventionnement, qui influencent la tarification des actes et les remboursements.
Les médecins en secteur 1 sont conventionnés et appliquent des tarifs fixes définis par la Sécurité sociale. Ces actes sont partiellement remboursés aux patients, entre 30 % et 70 % (selon le respect ou non du parcours de soins coordonnés).
des médecins ont choisi ce secteur.
En secteur 2, les médecins sont également conventionnés, mais peuvent fixer leurs honoraires librement. Les actes sont remboursés selon les mêmes conditions que le secteur 1, avec une différence à la charge des patients. Pour encourager la maîtrise des tarifs en secteur 2, des dispositifs comme l’OPTAM (Option de Pratique Tarifaire Maîtrisée) sont proposés : ils permettent aux médecins respectant les tarifs opposables de bénéficier de meilleurs remboursements pour leurs patients.
Les syndicats
L’activité des médecins libéraux est soutenue par plusieurs syndicats comme :
le Syndicat des médecins libéraux (SML) ;
la Fédération des médecins de France (FMF) ;
la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) ;
ou encore l’Union française pour une médecine libre (UFML).
Ces organisations œuvrent pour défendre la profession de médecin libéral, tout en cherchant à la faire évoluer et progresser.
Le marché des cabinets médicaux
Contexte du marché
Le marché des cabinets médicaux est marqué par plusieurs dynamiques. Le vieillissement de la population alimente une croissance des besoins en soins de médecine générale, avec des consultations médicales en hausse pour répondre aux problématiques liées à l'âge et aux pathologies chroniques.
de Français étaient pris en charge pour des affections de longue durée (ALD) en 2024.
Les médecins libéraux sont confrontés à de multiples défis, notamment les déserts médicaux. La digitalisation des soins, à travers la télémédecine, se développe pour pallier ces inégalités géographiques et permettre un meilleur accès aux consultations.
En parallèle, l'organisation du secteur évolue vers un exercice en groupe.
des généralistes libéraux exercent en cabinet de groupe en 2022.
Une tendance particulièrement marquée chez les jeunes médecins en quête de conditions de travail plus flexibles.
Cette organisation permet également de mutualiser les frais, notamment ceux liés au secrétariat ou à l’équipement médical, dont les coûts augmentent.
Même si l'exercice libéral demeure majoritaire, le salariat attire de plus en plus de jeunes médecins, séduits par les centres de santé et en quête d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Évolution du nombre de médecins généralistes selon leur pratique
Au cours de ces dernières années, le nombre de médecins généralistes exerçant uniquement en cabinet médical diminue régulièrement. Parallèlement, le nombre de généralistes partageant leur activité entre cabinet et hôpital a presque doublé. Cette tendance montre une érosion continue des effectifs de généralistes exerçant exclusivement en libéral, un vrai changement dans les modes d’exercice.
Évolution du nombre de généralistes (pratique exclusivement libérale) pour 100 000 habitants
La densité de médecins généralistes libéraux a chuté.
Pour 100 000 habitants en 13 ans, alors même que la population française continue de vieillir. (Auparavant, il y avait 98,32 médecins.)
Évolution du nombre de cabinets médicaux vs MSP (maisons de santé pluriprofessionnelles)
L’essor de l’exercice en cabinet pluriprofessionnel s’appuie sur l’augmentation du nombre de MSP, qui regroupent médecins et autres professionnels de santé autour d’un projet de santé commun. De leur côté, le nombre de cabinets médicaux a diminué de 0,5 %.
L’offre sur le marché du cabinet médical
Le marché est dominé par des cabinets médicaux individuels. Mais depuis la pandémie COVID, la concurrence se renforce. De nouveaux modèles de service avec les plateformes de consultation en ligne émergent.
Cabinet de médecins généralistes libéraux
Les cabinets de médecins libéraux représentent l’offre la plus répandue. Ces structures individuelles offrent une prise en charge de proximité. Néanmoins, leur capacité à répondre à une demande croissante peut être limitée par des ressources réduites et des horaires moins flexibles.
Les généralistes libéraux travaillent majoritairement en cabinet, mais une part significative opte pour l’exercice en groupe, une configuration permettant de mutualiser les frais et de diversifier les spécialités disponibles.
Maisons de santé pluriprofessionnelles
Les MSP rassemblent plusieurs professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.) au sein d’une même structure. Ces structures sont appréciées pour la prise en charge coordonnée et l’accès facilité aux soins qu’elles offrent aux patients. Mais leur développement reste inégal sur le territoire, avec une présence souvent limitée dans les zones rurales.
Hôpitaux publics et cliniques privées
Les cliniques privées et hôpitaux publics constituent également des concurrents directs pour les cabinets médicaux. Ces structures présentent l’avantage d’un accès à des équipements médicaux et à des services spécialisés en cas de nécessité. Certains patients choisissent ces établissements pour leurs consultations généralistes.
En revanche, les délais d’attente pour des consultations en hôpital public et les tarifs plus élevés en clinique privée peuvent constituer des freins.
Plateformes de téléconsultation
Les plateformes de téléconsultation médicale ont révolutionné l’accès aux soins. Parmi celles-ci, il existe :
Qare
Doctolib
Livi
Medadom
Medaviz
Maiia
Ces plateformes répondent aux besoins des patients à la recherche de consultations rapides pour des pathologies bénignes ou des suivis réguliers.
|
Plateformes |
Qare |
Doctolib |
Livi |
|---|---|---|---|
|
Horaires |
7 jours sur 7 de 6 à 23 heures |
Dépendent du praticien |
7 jours sur 7 de 7 à 00 heures |
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Accessibilité |
Via le site internet et application |
Via le site internet et application |
Via application |
|
Spécialités disponibles |
Environ 50 types de praticiens (généralistes, dermatologues, psychologues, etc.) |
Médecins généralistes et spécialistes |
Médecine générale et psychiatrie |
|
Délivrance d’ordonnance |
Oui |
Oui |
Oui |
Si la téléconsultation répond efficacement aux contraintes de mobilité et de disponibilité des patients, elle reste limitée pour les situations nécessitant un examen physique approfondi. Certaines catégories de patients peuvent être également moins à l’aise avec les outils numériques.
L’étude de la demande
Patientèle
C’est le nombre que suit chaque médecin généraliste (hors spécialistes), dont 1 014 comme médecin traitant.
En 2022, on compte en moyenne 3,3 consultations par an par personne, selon la Drees. Un chiffre en léger recul par rapport à l’année précédente.
Les attentes des patients se concentrent principalement sur l’accessibilité, la qualité du suivi médical et la coordination des soins, des éléments d’autant plus importants pour les patients ayant des Affections Longue Durée (ALD) ou des pathologies chroniques.
Plus de 90 % des Français estiment essentiel de disposer d’un médecin traitant, non seulement pour la qualité du suivi, mais aussi pour garantir une meilleure couverture des frais médicaux.
Mais avec les délais d’attente qui s’allongent, de plus en plus de patients, surtout les plus jeunes, se tournent vers des solutions alternatives telles que la téléconsultation, les applications de diagnostic et les recherches en ligne pour des informations de santé.
Les patients et la téléconsultation
Les téléconsultations médicales sont privilégiées notamment pour renouveler une ordonnance médicale. Les jeunes adultes se montrent les plus ouverts à ces options, contrairement aux plus âgés, qui expriment une réticence marquée.
La téléconsultation prend peu à peu de l’ampleur. En 2025, 29 % des Français ont déjà téléconsulté.
L’analyse des canaux de distribution
Pour un médecin libéral, le choix des canaux est important pour faire connaître son cabinet et attirer une patientèle fidèle.
Les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, comme Doctolib, sont devenues incontournables : elles offrent un référencement efficace et facilitent l’accès aux consultations pour les patients. Cette présence en ligne peut se compléter avec un site Internet professionnel qui présente les services, les horaires et des informations pratiques.
Les réseaux sociaux sont également des outils puissants pour gagner en visibilité. Un médecin libéral peut échanger de manière directe en partageant des contenus en matière de prévention ou de sensibilisation.
Autre approche : collaborer avec d’autres acteurs locaux, comme les pharmacies, les associations de santé ou d’autres professionnels médicaux, pour élargir son réseau et accéder à de nouveaux patients.
Recherchez également les événements de santé locaux qui peuvent se dérouler. La participation à des séances d’information ou des campagnes de dépistage offre une visibilité directe.
Les tendances du cabinet médical
Les grandes tendances
Le marché du cabinet connaît plusieurs tendances qui façonnent son évolution. La crise sanitaire a nettement accéléré l’usage de la téléconsultation chez les médecins généralistes libéraux. En 2025, 14 millions de téléconsultations ont été facturées.
On constate également une évolution dans le mode d’exercice de la profession. La pratique libérale en groupe, que ce soit en équipe mono professionnelle ou au sein de structures pluridisciplinaires, prend de l’ampleur, tandis que l’exercice individuel en libéral devient de plus en plus marginal.
Les jeunes médecins ont tendance à adopter une approche différente de celle de leurs aînés, que ce soit en termes de volumes horaires ou de l’usage de la télémédecine et des médecines alternatives, marquant un renouvellement des pratiques dans le secteur. La prévention et le bien-être occupent une place de plus en plus importante dans le parcours de soins. En effet, de nombreux médecins intègrent des pratiques de gestion du stress et de bien-être à leurs services, répondant ainsi à une demande croissante de patients soucieux de leur santé globale.
Les perspectives de l’activité
Les perspectives pour les cabinets médicaux et l’exercice libéral des médecins généralistes sont marqués par des opportunités et des défis.
La revalorisation des consultations de 26,50 euros à 30 euros depuis décembre 2024 soutient la rentabilité de ces praticiens généralistes en secteur 1. Ces changements font écho aux réformes en cours pour rendre la médecine libérale plus attractive.
Mais les cabinets médicaux doivent composer avec l’augmentation des charges externes, des frais de personnel et des impôts qui peuvent peser sur leurs bénéfices.
L’essor des maisons de santé pluriprofessionnelles et des regroupements professionnels continue d'attirer de nombreux médecins, favorisant la mutualisation des coûts et offrant un environnement de travail plus flexible.
Parallèlement, la télémédecine, encouragée par les progrès technologiques et l’acceptation croissante des patients, ouvre de nouvelles possibilités pour diversifier les services et améliorer l’accessibilité des soins, bien que son efficacité soit perçue différemment selon les tranches d’âge.
Conclusion
Le marché des cabinets médicaux est stimulé par le vieillissement de la population. En 2025, les honoraires des médecins généralistes libéraux (conventionnés secteurs 1 ou 2) ont atteint environ 10 milliards d’euros.
En juin 2024, une nouvelle convention médicale a été adoptée pour la période 2024-2029. Celle-ci repose sur des mesures significatives pour valoriser l’exercice libéral, tant pour les médecins généralistes que pour les spécialistes.
Cette convention médicale s’articule autour de 4 axes prioritaires :
Renforcer l’attractivité de la médecine libérale pour mieux répondre aux besoins des patients les plus fragiles
Faire évoluer et revaloriser les modes de rémunération forfaitaire
Faciliter l'accès aux soins, en particulier dans les déserts médicaux
Améliorer la pertinence des soins et la qualité de la prise en charge
















