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Le marché du masseur-kinésithérapeute

Mis à jour le 20 Octobre 2022
kiné
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COMPÉTENCES
  • Qualification professionnelle
  • Aptitudes commerciales
  • Maîtrise de la gestion
SPÉCIFICITÉS
  • Poids des investissements
  • Importance de la qualité de l''emplacement
  • Intensité de la concurrence
VIE PRIVÉE
  • Niveau de rémunération
  • Degré des contraintes horaires
  • Facilité de remplacement

Contexte

Après avoir accusé un important recul en 2020 en raison des mesures de restriction sanitaire, l'activité des masseurs-kinésithérapeutes a enregistré une très forte croissance en 2021.

La progression du volume des soins en masso-kinésithérapie est principalement soutenue par le vieillissement de la population et par le développement des maladies chroniques.

Si l’effet volume entraîne une augmentation du total des honoraires des praticiens libéraux du secteur, les honoraires moyens de la profession progressent beaucoup plus faiblement sous l’effet du fort accroissement des effectifs de praticiens libéraux dans cette spécialité (+ 46% sur la dernière décennie).

L’inégale répartition géographique des masseurs-kinésithérapeutes se traduit par de fortes disparités de densité de praticiens (dans un rapport de 1 à 5 selon les départements). Dans ce contexte, depuis plusieurs années l’Assurance Maladie instaure des mesures pour inciter les professionnels du secteur à s’installer en zones sous-dotées.

Plus globalement, l'exercice des professionnels de santé de ville est en pleine mutation. En effet, pour faire face aux enjeux du virage ambulatoire, les pouvoirs publics souhaitent accélérer le développement de l'exercice coordonné en s'appuyant sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Instaurées par la loi de santé de 2016, les CPTS sont composées de professionnels de santé (médecins, auxiliaires médicaux), d'établissement de santé et d'acteurs médico-sociaux et sociaux réunis autour d'un projet de santé afin de répondre à une problématique territoriale de santé. La loi santé de 2019 renforce ce dispositif qui devrait monter en puissance (35,6% de la population est couverte par une CPTS en 2021 alors que l'objectif est d’atteindre 100% de la population à l'horizon 2023).

Tendances

Les négociations conventionnelles engagées au début de l’année 2022 devraient déboucher sur une revalorisation des tarifs applicables aux masseurs-kinésithérapeutes libéraux, mais aussi sur l’instauration par l'Assurance Maladie de nouvelles contraintes de zonage pour réguler davantage la démographie des praticiens (création de zones ultra-dotées où il ne serait pas possible de s’installer en libéral, instauration du principe de « deux départs pour une arrivée » en zones sur-dotées, premier conventionnement des jeunes diplômés conditionné à trois ans d’exercice salarié en établissement de santé ou à trois ans d’exercice libéral en zone sous-dotée ou très sous-dotée ).

Avec le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), l'exercice libéral coordonné pluriprofessionnel se généralisera dans les prochaines années alors que l'exercice libéral individuel se marginalisera.

L'organisation du marché

Le secteur est segmenté par les professionnels :

• Selon le type d'actes : la quasi-totalité des masseurs-kinésithérapeutes est conventionnée et rattachée au secteur 1, ce qui implique que la plupart des actes qu'ils réalisent sont remboursables par la sécurité sociale s'ils sont prescrits par un médecin.

L’essor des pratiques alternatives (ostéopathie, kinésiologie, étiopathie, etc.) permet aux masseurs-kinésithérapeutes de développer la part de leurs actes à tarifs libres.

• Selon le mode d'exercice : Au sein des différentes professions d'auxiliaires médicaux, la masso-kinésithérapie est l'une des spécialités, avec les orthophonistes, où la part de la pratique libérale est la plus importante (80% de masseurs kinésithérapeutes libéraux contre 19% pour les infirmiers ou 57% pour les orthoptistes).

Bien que plus nombreux, les cabinets individuels sont peu à peu délaissés au profit des cabinets de groupe qui permettent de mutualiser les charges (loyer, électricité, etc.).

Certains praticiens ont une activité libérale en établissement de soins. Ils sont alors rémunérés à l’acte, comme des médecins.

D’autres praticiens optent pour un exercice mixte libéral/salarié (2,5% des praticiens libéraux). Ils sont généralement salariés d’une clinique ou d’un centre de soins (thalassothérapie, centres thermaux, etc.).

(1) Source : Cnamts.

(2) Source : Cnamts.

Article mis en ligne le 20 Octobre 2022