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L'activité du chirurgien-dentiste

Mis à jour le 18 Octobre 2022
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L'installation

Les praticiens peuvent s'appuyer sur le portail d'accompagnement aux professionnels de santé (PAPS) pour réaliser une étude de territoire préalablement à leur installation (démarches, aides, etc.). Les outils CartoSanté (ARS) et Rézone (Assurance Maladie) fournissent, pour une zone géographique donnée, des statistiques détaillées sur l'offre et la consommation de soins, l'activité des professionnels de santé et l'accès aux soins.

La convention nationale de 2018 a instauré un contrat incitatif à l'installation en zones très sous-dotées : le contrat d'aide à l'installation des chirurgiens-dentistes (CAICD). Il s'agit d'une aide financière forfaitaire de 25 000 euros versée en une seule fois au moment de la signature du contrat. En cas de majoration de l'aide par l'ARS (pour 20% des zones très sous-dotées), l'aide peut aller jusqu'à 30 000 euros. Pour en bénéficier le chirurgien-dentiste doit s'installer ou être installé depuis moins de 12 mois dans une zone très sous-dotée, être titulaire du cabinet (les collaborateurs libéraux ou salariés sont exclus du dispositif) et exercer dans la zone sous-dotée une activité libérale conventionnée pendant au moins 5 ans à titre principal (soit au moins 50% du nombre de jours travaillés dans l'année).

L'association est un moyen rapide et efficace de disposer d'une patientèle et de matériel en limitant les frais d'acquisition. Les associations s'effectuent sous forme de SCP (Société Civile Professionnelle), de SCM (Société Civile de Moyens), de SEL (Société d’Exercice Libéral) ou d’EPFC (Exercice Professionnel à Frais Communs).

Les investissements

Le matériel est très coûteux, surtout si le professionnel se spécialise. L'obsolescence du matériel est de plus en plus rapide du fait des progrès technologiques.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit le nombre d'actes et les coefficients qu'il réalise par an. Il suit également le montant moyen de ses actes.

Les honoraires

Les honoraires sont répartis entre honoraires conventionnés et dépassements (ces derniers représentent en moyenne 46% des honoraires). La réduction du reste à charge qui découle du dispositif 100% Santé dentaire, contribue à la diminution de l'activité en valeur des libéraux, notamment sur les soins prothétiques.

Les charges à surveiller

Les charges les plus importantes sont constituées des achats et fournitures, suivies des frais de personnel (75% des dentistes emploient du personnel : assistant, secrétaire. Les autres postes de charges sont principalement le loyer, les cotisations personnelles du praticien ainsi que les primes d'assurance.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend avant tout du nombre d'actes et du prix moyen/acte. Ce dernier est fortement influencé par le volume de soins à tarifs maîtrisés et libres.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Un minimum de fonds propres est recommandé. Les délais de paiement de la Sécurité Sociale, ou ceux souvent accordés aux patients, peuvent engendrer quelques besoins de trésorerie.

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises, Pratique dentaire.

Article mis en ligne le 18 Octobre 2022