Code APE / NAF d’un VTC ou d'un Taxi : 49.32Z
Le code NAF du VTC (véhicule de transport avec chauffeur) est 49.32Z. C'est le même que pour les taxis.
Il est attribué par l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) à toutes les entreprises qui exercent cette activité de manière artisanale ou industrielle.
Ce code APE concerne le transport de voyageurs par taxis, y compris les services des centrales de réservation. Sont aussi visés :
la location de voitures particulières avec chauffeur
le transport non médicalisé de personnes à mobilité réduite
les radio-taxis
le transport de voyageurs par moto-taxis
Il existe également des codes NAF spécifiques pour d'autres activités proches comme :
49.31Z pour le transport urbain et suburbain de voyageurs
49.39A pour le transport routier régulier de voyageurs
86.90A pour les ambulances
51.10Z pour l’exploitation d’avion-taxi
53.20Z pour l’exploitation de taxis-marchandises
L'activité du transport de voyageurs par taxis ou VTC
Les chauffeurs de VTC ont pour activité principale le transport routier et privé de particuliers, au même titre que les taxis. Le transport public de personnes (T3P) se segmente en 3 catégories :
Les taxis : activité possible après délivrance d’une carte professionnelle et d’une licence (autorisation de stationnement ou ADS). Le tarif est réglementé. Ils ont l'exclusivité de la maraude (transport non commandé).
Les VTC (véhicule de transport avec chauffeur) : activité possible après délivrance d’une carte professionnelle. Le chauffeur doit exercer pour le compte d’une entreprise inscrite au registre des exploitants VTC (REVTC). Les tarifs sont non réglementés et l’activité est limitée aux courses réservées à l’avance.
Les VMDTR (véhicules motorisés à deux ou trois roues) : carte professionnelle délivrée après examen.
L’organisation de la profession
Le marché du transport de personnes en France se répartit entre taxis (63 000 en 2023) et VTC (56 000 en 2023).
80 % des chauffeurs VTC exercent en Île-de-France contre seulement 36 % des taxis.
sont actives en France en 2023
ont une carte professionnelle sécurisée déclarée active mais seulement 56 000 sont considérés actifs sur les plateformes.
Pour être considéré chauffeur actif, le titulaire de la carte professionnelle inscrit sur une plateforme doit avoir réalisé plus de 100 courses dans l’année et exercé au moins 20 jours dans l’année.
93 % des VTC en 2023 sont des hommes. 67 % ont entre 30 et 49 ans.
Taxis et plateformes de VTC se livrent une concurrence intense.
Les fournisseurs
Côté fournisseurs, les VTC collaborent en amont avec des garagistes et des constructeurs automobiles. 65 % des modèles de véhicules VTC sont des hybrides non rechargeables et 21 % sont des voitures diesel.
Le principal partenaire du VTC est la plateforme de mise en relation avec les clients. 76 % des chauffeurs sont inscrits et actifs sur plus d’une plateforme (soit plus de 10 courses réalisées dans l’année via cette plateforme). Les plateformes les plus connues sont Uber, Bolt, Heetch, LeCab, Wheely et Freenow.
Les syndicats
La profession est organisée autour d’associations professionnelles comme la CSNERT, l’organisation patronale des entreprises de voitures avec chauffeurs mais aussi la FFEVTC (fédération française des Exploitants de Voiture de Transport avec Chauffeur), Union-indépendants ou AVF (association des VTC de France). Ces organismes défendent les intérêts des chauffeurs par la promotion du métier auprès des pouvoirs publics français et européens et la négociation auprès des partenaires (plateformes) et des concurrents (taxis).
Le marché du transport de voyageurs par taxis ou VTC
Le contexte du marché
Sous l’effet conjugué de la libéralisation du secteur (création du statut de VTC en 2011) et de l’accélération de la digitalisation (généralisation des smartphones, émergence des plateformes d’intermédiation entre chauffeurs et clients), le marché des VTC s’est fortement développé au cours des dix dernières années.
Malgré les évolutions législatives et réglementaires successives visant à réguler la profession (loi Thévenoud de 2014, loi Grandguillaume de 2016), le secteur attire chaque année de nombreux nouveaux entrants, encouragés par la simplicité du statut de micro-entrepreneur pour lequel la plupart d’entre eux optent au démarrage de l’activité.
Devenir chauffeur VTC peut se faire en complément d’un autre métier, salarié ou non, en travaillant essentiellement le week-end et le soir.
Les chauffeurs de VTC évoluent dans un contexte de très forte concurrence, renforcée par l’adoption de nouvelles pratiques par les chauffeurs de taxi (développement d’applications de géolocalisation par les principaux groupements, montée en gamme des services).
De plus, la circulation automobile devenant difficile dans les métropoles, on assiste à l’essor de nouveaux modes de déplacements (vélos ou trottinettes en libre-service, autopartage, covoiturage) qui constituent des alternatives aux services de VTC.
Sur le plan économique, les chauffeurs de VTC sont tributaires des plateformes de réservation qui imposent leurs politiques tarifaires et prélèvent des commissions élevées (jusqu’à 45 % du montant de la course selon les plateformes).
Fragilisée par une concurrence exacerbée et par les fortes pressions tarifaires, la profession est confrontée à un turn-over très important inhérent aux conditions de travail difficiles (très larges amplitudes horaires, travail la nuit et le week-end notamment) et à la difficulté à dégager des revenus suffisants.
Évolution du nombre de VTC et taxis
Le secteur du transport de voyageurs par taxis connaît une croissance importante depuis l'arrivée sur le marché des VTC.
Évolution du nombre d’entreprises créées avec le code APE 4932Z
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Année |
Nombre d’entreprises immatriculées |
|---|---|
|
2023 |
11852 |
|
2022 |
9186 |
|
2021 |
8507 |
|
2020 |
7138 |
|
2019 |
9172 |
|
2018 |
8413 |
Le nombre de chauffeurs de VTC actifs sur une plateforme a connu une croissance de 18 % en 2023 par rapport à 2022.
Évolution du nombre de créations et de fermetures
En 2023, 2 278 défaillances sont prononcées (+ 31,0 % par rapport à 2022). C’est le plus haut niveau depuis 2000. Si les mesures gouvernementales suite de la crise sanitaire ont préservé certaines entreprises, les défaillances sont reparties nettement à la hausse ensuite.
Le secteur des VTC continue néanmoins d’attirer : 52 000 candidats se sont inscrits en 2024 pour passer l’examen d’obtention de la carte professionnelle VTC ou taxi. Le taux de réussite s’élève à 51 % pour les VTC en 2025 contre 75 % pour l’examen taxi. 39 800 nouvelles cartes professionnelles ont été délivrées en 2024, dont 74 % à des conducteurs VTC.
Les candidats sont essentiellement masculins (83 % pour les taxis et 92 % pour les VTC).
nouvelles cartes professionnelles VTC en 2024
76 % obtiennent une carte par diplôme et 24 % par équivalence.
Une fois cette carte professionnelle obtenue, le chauffeur peut exercer en indépendant ou rejoindre une entreprise déjà immatriculée au registre des exploitants de VTC (REVTC).
Au 1er janvier 2024, 60 000 entreprises exploitantes de VTC étaient enregistrées dans le REVTC. Attention car l’entreprise n’est pas tenue de déclarer sa cessation d’activité sur ce registre !
Évolution des inscriptions de chauffeurs VTC sur le REVTC
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Année |
Nombre d’entreprises inscrites |
|---|---|
|
2024 |
60 000 |
|
2023 |
56000 |
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2022 |
53000 |
|
2021 |
51000 |
|
2020 |
49000 |
|
2019 |
39000 |
ont une carte professionnelle sécurisée active en 2024. Seulement 56 000 chauffeurs sont inscrits sur une ou plusieurs plateformes de VTC.
Évolution du chiffre d’affaires des VTC
c'est le montant moyen perçu par un VTC
c’est le chiffre d’affaires horaire moyen en 2023 pour un chauffeur VTC sur une plateforme
Le prix est libre et peut s’établir au forfait ou en fonction de la distance et du temps passé en course. Toutefois, depuis le 26 mars 2024, le montant minimal pour une course est de 9 euros.
L’activité des plateformes VTC, mesurée en nombre de courses, s’effectue pour la moitié le week-end (vendredi et samedi).
Les chauffeurs actifs réalisent en moyenne 8 courses par jour, avec des disparités :
8,9 courses par jour travaillé du vendredi au dimanche
7,5 courses par jour travaillé le reste de la semaine.
Évolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur (base 100 en 2021) pour le NAF 49.32Z
|
2024 |
170,46 |
|---|---|
|
2023 |
154,37 |
|
2022 |
133,43 |
|
2021 |
100 |
|
2020 |
83,80 |
|
2019 |
109,80 |
|
2018 |
100,53 |
|
2017 |
89,73 |
|
2016 |
81,98 |
|
2015 |
77,06 |
L’environnement réglementaire
Pour pouvoir exercer son activité, un chauffeur VTC doit :
Disposer d’une carte professionnelle VTC, après réussite à l’examen ou par équivalence (1 an d’expérience professionnelle en transport routier au cours des 10 dernières années). Le Préfet vérifie le droit de conduire et l’honorabilité du demandeur.
Exercer pour le compte d’une entreprise inscrite au registre des exploitants VTC (REVTC).
Apposer un macaron sur le pare-brise justifiant le numéro d’inscription de l’exploitant, le numéro d’immatriculation du véhicule, un code-barre et un numéro de référence.
Les véhicules utilisés doivent avoir au moins quatre portes, des dimensions et une puissance minimale et être en circulation depuis moins de six ans, exception faite des véhicules électriques, hybrides ou de collection.
👉Pour en savoir plus consultez notre guide sur la réglementation des VTC
L'offre en transport de particuliers
Le secteur du transport public de particuliers en France est dominé par les taxis et les VTC. Au sein des VTC, un chauffeur peut exercer en indépendant ou être salarié d'une entreprise de transport privé.
Répartition de l’offre de transport de particuliers en France
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Type de transport |
Nombre d’acteurs actifs en 2023 |
Pourcentage |
|---|---|---|
|
Taxi |
63 000 |
53 % |
|
VTC |
56 000 |
47 % |
Taxi
Le taxi doit disposer d’une licence ou autorisation de stationnement. Leur nombre est limité. Les tarifs sont réglementés (au kilomètre, au temps ou forfait (aéroports), tout comme les suppléments (bagages, personnes, attente, etc.).
Les taxis se regroupent souvent au sein de plateformes de mise en relation comme G7.
VTC indépendant
En 2018, 87% des exploitants de VTC étaient des entreprises unipersonnelles :
EI (entrepreneur individuel),
EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée),
SASU (société par action simplifiée unipersonnelle).
Ils travaillent adossés à une ou plusieurs plateformes (Uber, Heetch, LeCab) dont ils sont très dépendants. Ces plateformes cherchent à conquérir le marché par une politique agressive. La pression tarifaire sur les chauffeurs est importante et le taux de commission élevé.
Certaines plateformes accompagnent les porteurs de projet dans leur création d'entreprise, à chaque étape (achat ou location du véhicule, préparation à l’examen, choix du statut juridique, etc).
VTC à clientèle privée
L’autre activité possible d’un chauffeur VTC consiste à développer sa propre clientèle de particuliers ou de professionnels.
Pour cela, il opte pour le statut d’indépendant ou rejoint une entreprise en tant que salarié. Ces entreprises se positionnent sur des segments spécifiques : géographiques, clientèle d’affaires, acteurs de l’événementiel, tourisme, etc.
En complément, elles développent des services annexes comme des excursions avec guide touristique, la conciergerie, le transport de bagages, etc.
Déterminez les forces et les faiblesses de vos concurrents en utilisant la matrice SWOT.
L'étude de la demande
Besoins et attentes des clients
Les clients des VTC se trouvent principalement dans les grandes villes et à 80 % en Ile-de-France. Les habitants possèdent moins de véhicules personnels qu’en zone rurale. Le VTC devient un des modes de déplacement ponctuel, aux côtés des transports en commun, du vélo et de la marche.
Les consommateurs doivent se montrer vigilants. Lors des contrôles mené en 2022 par la DGCCRF, 35 % des taxis et VTC présentaient des anomalies :
non remise de reçu au client,
pratiques commerciales trompeuses et manquements à l’obligation générale d’information précontractuelle,
non-respect de l’information sur les prix et conditions particulières.
Comportements de la clientèle
Depuis l’arrivée d’Uber en France en 2011, le mode de consommation des VTC a évolué. Uber domine encore le marché mais 16 % des utilisateurs utilisent au moins 2 plateformes. Sans trop de surprises, les jeunes (15-35 ans) et les CSP+ sont les plus friands des VTC.
Les pratiques tarifaires des VTC ont conduit les taxis à revoir également leur offre, notamment par la mise en place de forfaits pour les aéroports parisiens. Les plateformes VTC ont suivi, au bénéfice des clients.
Aujourd’hui, certaines entreprises font appel aux services des VTC pour leurs déplacements professionnels, en alternative aux taxis et aux voitures de location.
La professionnalisation des VTC a contribué à développer des services complémentaires. La question de la forte dépendance aux plateformes incite les chauffeurs à se regrouper ou à intégrer des sociétés, hors plateformes.
Montant des prestations
Un accord entre les syndicats et les plateformes fixe à 9 euros le montant minimal perçu par le chauffeur pour une course depuis le 26 mars 2024.
Bon à savoir
Entre 30 et 40 % des courses sont rémunérées entre 10 et 15 €.
L'analyse des canaux d'acquisition
Prestation via une plateforme
La maraude étant réservée aux taxis, les chauffeurs VTC ont l’obligation d’obtenir une réservation préalable du client. Dans la plupart des cas, le chauffeur s’inscrit sur une ou plusieurs plateformes, en échange d’une commission importante sur le chiffre d’affaires apporté.
De nombreux chauffeurs VTC ont le statut de micro-entrepreneur : ils paient donc leurs cotisations sociales sur la base chiffre d'affaires encaissé (avant commission). Une étude de l’Insee en 2020 montre que 57 % des chauffeurs VTC sont micro-entrepreneurs, possèdent une autre activité salariée ou non car ils génèrent un chiffre d’affaires mensuel moyen de 570 €.
Prestation directe
Le chauffeur VTC peut aussi développer une clientèle propre et régulière, hors plateforme. Une activité particulièrement intéressante auprès des professionnels, mais potentiellement difficile à lancer.
Les tendances du secteur des VTC et des Taxis
En résumé :
Les VTC sont entrés dans la vie des Français urbains.
Ils sont professionnalisés : d’un côté, la réglementation est désormais bien établie. De l’autre, les chauffeurs militent pour des conditions de travail plus décentes vis-à-vis des plateformes.
L’un des enjeux du secteur se situe au niveau du droit du travail : les travailleurs de plateformes numériques bénéficient-ils d’une présomption de salariat ?
Bien qu’elle reste encore atomisée, la profession s’organise de plus en plus autour de groupements d’indépendants afin de s’affranchir des grandes plateformes.
Les grandes tendances
Les chauffeurs VTC sont aujourd'hui concentrés dans les métropoles. L’attrait des VTC dans les zones touristiques ou les campagnes peut constituer un axe de développement.
Autre perspective : le développement des services aux professionnels, notamment avec des prestations spécifiques auprès de partenaires (tournage de films, événementiel, sport, etc.).
La demande pour des transports propres dans les grandes villes est une tendance commune aux taxis et aux VTC. Le nombre de véhicules électriques ou hybrides est en plein essor, répondant à une demande des clients et à la concurrence des taxis (option taxi green sur G7 notamment).
Enfin, la sécurité des passagers et des chauffeurs constitue un autre enjeu.
Les perspectives du secteur
C’est un secteur d’activité jeune et déjà en pleine mutation. Les entreprises oscillent entre quête de croissance rapide et rentabilité.
L’un des enjeux pour l’avenir du secteur concerne la réglementation européenne. En octobre 2024, le Parlement européen et le Conseil ont définitivement approuvé la directive (UE) 2024/2831. Ce texte instaure présomption de salariat. Si une plateforme – notamment celles de VTC - exerce un contrôle et une direction sur le chauffeur, il sera considéré par défaut comme salarié. Un certain flou subsiste sur les critères, laissant à chaque état membre une marge de manœuvre. Mais la transposition dans le droit national doit intervenir avant le 2 décembre 2026.
Conclusion
En peu de temps, le secteur des VTC s’est construit comme un concurrent des taxis. La profession a rapidement grandi : désormais plus réglementée, elle compte 56 000 chauffeurs actifs en France et d’attirer chaque année.
La future réglementation européenne et les négociations avec les plateformes peuvent améliorer les conditions d’exercice du métier. Avant de se lancer, le futur entrepreneur doit néanmoins garder en tête les contraintes (travail le soir et le week-end, exigences des plateformes) de la profession.














