Code APE / NAF des épiceries bio : 47.29Z
Les magasins bio qui vendent des produits certifiés biologiques sont classifiés sous plusieurs codes APE / NAF spécifiques selon la nature de leurs activités principales. Voici les codes les plus utilisés :
47.29Z - Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés
47.11D - Supermarchés
47.21 - Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé
47.29A - Commerce de détail de produits surgelés
L’activité du marché des produits bio
Les magasins bio ont pour activité principale la vente de produits biologiques certifiés en matière d’alimentation, de produits de beauté ou d’articles ménagers.
Il existe deux types de magasins bio :
les grandes surfaces alimentaires : des enseignes comme Carrefour, Auchan, Leclerc intègrent des rayons dédiés aux produits bio dans leurs supermarchés et hypermarchés.
les magasins spécialisés qui se divisent en deux catégories avec d’un côté les franchises comme La Vie Claire, Naturalia et Biocoop. Ces chaînes possèdent une identité forte et une large présence sur le territoire. De l’autre côté, on retrouve les magasins indépendants qui offrent une sélection plus personnalisée et locale de produits, en s'approvisionnant directement auprès de producteurs régionaux.
L’organisation de la profession
Le marché bio français est le deuxième plus important en Europe après l’Allemagne, avec un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros en 2024. Bien que le secteur ait connu une légère baisse par rapport à son pic de 2020 (12,8 milliards d’euros), il reste un pilier important de l'agriculture française, représentant environ 10,1 % de la surface agricole du pays.
En 2024, la filière comptait plus de 212 000 emplois directs, dont 148 000 emplois équivalent temps plein dans les fermes bio et 64 000 emplois dans les entreprises de l’aval des filières bio (distributeurs, transformateurs, etc.).
Les fermes bio génèrent 30 % d'emplois en plus comparativement aux fermes non bio. Cette différence s'explique par le besoin accru de main-d'œuvre en bio, notamment en viticulture, afin de respecter les normes strictes de l'agriculture biologique.
La compétitivité dans le secteur s'intensifie, notamment avec l'entrée de la grande distribution dans le marché bio. Cela pousse les acteurs traditionnels du bio à innover et à diversifier leurs offres pour se démarquer, en mettant l'accent sur la qualité, la traçabilité et l'engagement local.
Les fournisseurs
Les principaux fournisseurs du secteur bio sont les produits locaux et régionaux. Ils jouent un rôle primordial dans la chaîne d’approvisionnement des magasins bio. Les partenariats avec ces producteurs permettent aux magasins bio de garantir la fraîcheur et la qualité des produits, tout en soutenant l'agriculture locale et durable. De plus, ces collaborations assurent une traçabilité rigoureuse des produits.
Les syndicats
Les associations comme la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) et l'Agence Bio œuvrent pour la défense des intérêts des producteurs et distributeurs bio en organisant des campagnes de sensibilisation, des formations et des événements pour encourager la consommation de produits bio. Elles participent également à l'élaboration et au respect des normes de certification bio, garantissant ainsi la qualité et la sécurité des produits proposés aux consommateurs.
Le marché du bio
Le contexte du marché
La taille du secteur du bio a doublé depuis 2015. C’est notamment le cas pour les épiceries bio, dont le chiffre d’affaires a lui aussi presque doublé entre 2015 et 2020.
Ce chiffre d’affaires a ensuite connu un recul en 2021 et 2022, lié à la poussée inflationniste et au prix plus élevé des produits bio par rapport à ceux dits conventionnels. Certains distributeurs spécialisés ont connu des difficultés. D’autres ont repositionné leur concept, à l’image de Naturalia qui a décidé en 2023 d’étendre son offre à des produits non bios, mettant l’accent sur la santé et non plus uniquement sur le bio.
Mais depuis 2023, le chiffre d’affaires des magasins bio est reparti à la hausse, retrouvant en 2024 son niveau de 2020.
La vente directe, elle, n’a cessé de progresser depuis 10 ans. Elle est passée de 773 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 à plus de 1,6 milliard d’euros en 2024.
Premier circuit de distribution du bio avec près de la moitié des ventes en valeur, les grandes surfaces alimentaires ont réduit le nombre de références proposées en rayon pour axer leur offre sur les produits premiers prix et les marques distributeurs. En valeur, elles ont vu leurs ventes baisser nettement depuis 2020.
Le secteur est dans une position tangente. D’un côté, il fait face à des arbitrages budgétaires défavorables, ainsi qu’à une profusion des marques et labels alimentaires qui tend à dévaloriser le label AB (Agriculture Biologique) aux yeux des consommateurs. Pour autant ces derniers ont, dans la limite de leurs moyens, une appétence croissante pour les valeurs incarnées par l’alimentation bio.
Évolution du nombre d’entreprises dans le secteur bio
Le nombre d'entreprises certifiées bio dans le secteur de la transformation et de la distribution est en baisse depuis son pic de 2021. En 2024, ces entreprises sont passées de 26 147 à 24 975, soit une diminution de 4,5 %.
Cette baisse s'explique principalement par différents facteurs : la nouvelle dynamique de consommation qui doit encore se confirmer, une rationalisation du parc d’entreprises après une phase d’expansion rapide, des pressions économiques diverses (inflation, coûts, concurrence) ainsi qu’une baisse des conversions avec une diminution de la surface cultivée en bio.
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2015 |
2019 |
2020 |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
Evolution 2024/2023 |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
Nombre d’entreprises de l’aval(1) certifiées pour une activité bio |
13 053 |
22 856 |
25 821 |
29 184 |
28 547 |
26 147 |
24 975 |
-4,5 % |
|
Nombres de fermes et entreprise certifiés pour une activité bio |
42 317 |
69 859 |
79 029 |
87 622 |
89 030 |
87 439 |
86 958 |
-0,5 % |
Évolution du nombre de créations et de fermetures de magasins bio
Après une bascule amorcée en 2021, l'année 2023 a été particulièrement difficile pour les magasins bio en France, marquant le niveau le plus bas d'ouvertures depuis plusieurs années. Seulement 32 nouveaux magasins ont ouvert, comparé à 111 en 2022 et 216 en 2021. Parallèlement, les fermetures ont aussi été significatives, avec 54 % des fermetures touchant ces mêmes réseaux, soit 10 points de plus qu'en 2022.
Toutefois le rythme des fermetures décroît depuis 2024 et le nombre de magasins tend à se stabiliser, en corrélation avec le retour de la croissance du réseau bio. En parallèle, le chiffre d’affaires au m2 a fortement augmenté ces deux dernières années.
Évolution du chiffre d’affaires du bio
c'est le chiffre d'affaires moyen d'un magasin bio franchisé.
En 2024, la vente directe de produits bio a connu une croissance notable. Les 27 642 fermes bio pratiquant la vente directe ont vu leur chiffre d'affaires augmenter de 7,4 %, soit 113 millions d'euros supplémentaires, grâce à une hausse des volumes vendus. Les artisans commerçants ont également renoué avec la croissance, enregistrant 78 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire.
Malgré une réduction de 4,5 % du nombre de magasins entre 2023 et 2024, les magasins bio spécialisés ont vu leur chiffre d'affaires progresser de 215 millions d'euros, soit une augmentation de 6,5 %. En revanche, la grande distribution généraliste a subi un recul en valeur de 5,1 %, soit une perte de 311 millions d'euros, principalement due à une réduction des références bio proposées.
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Bio à domicile (grande distribution, magasins bio spécialisés, vente directe, artisanat/commerçants) |
Bio en restauration hors domicile : restauration collective |
Bio en restauration hors domicile : restauration commerciale |
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|---|---|---|---|
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Valeur HT |
8,1 milliards d’euros |
516 millions d’euros |
331 millions d’euros |
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Evolution 2024 vs. 2023 |
+0,8 % |
+6,6 % |
+9,6 % |
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Évolution 2023 vs 2022 |
0 % |
+9 % |
+12 % |
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Évolution 2022 vs 2021 |
-4,6 % |
+18 % |
+16 % |
L’environnement réglementaire
Les réglementations du secteur bio assurent la qualité et la transparence des produits. Les produits labellisés AB (Agriculture Biologique) doivent respecter un cahier des charges strict : interdiction des OGM, utilisation limitée de produits phytosanitaires et engrais chimiques, traçabilité complète des ingrédients, etc. Ces mesures renforcent la confiance des consommateurs et encouragent les pratiques agricoles durables.
L’offre en bio
La grande distribution domine le marché de l’alimentaire bio. Elle accapare une grande partie des ventes grâce à une offre comprenant des gammes bio spécifiques, des marques de distributeurs bio et des rayons fruits et légumes. En 2016, selon le baromètre Agence Bio/CSA, 8 consommateurs sur 10 privilégient les supermarchés pour leurs achats bio.
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Circuit de distribution |
Répartition des ventes en % (2024) |
|---|---|
|
Grande distribution généraliste (hyper-marchés et super-marchés, magasins de proximité, e-commerce et drive, hard-discount) |
47,7 % |
|
Distribution spécialisée bio (en réseau et indépendante) |
29 % |
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Vente directe (à la ferme, sur les marchés) |
13,5 % |
|
Artisans-Commerçants (boulangeries, cavistes, bouchers…) |
9,8 % |
48 % : la grande distribution
Avec près de 18 000 magasins, la grande distribution généraliste domine le marché du bio en monopolisant plus de la moitié des parts de marché. Des enseignes comme Carrefour, E.Leclerc, ou Auchan ont considérablement développé leurs rayons bio ces dernières années. Elles proposent des prix parfois plus compétitifs, rendant le bio plus abordable pour un large public. Les consommateurs peuvent ainsi faire leurs achats bio en même temps que leurs courses habituelles.
Cependant, ces enseignes peinent parfois à véhiculer une image aussi authentique que les magasins bio. Leur gamme de produits bio est souvent moins étendue que celle des magasins spécialisés et peut limiter le choix des consommateurs les plus exigeants.
29 % : les magasins bio spécialisés
Parmi les 2 697 magasins (2024), seuls 23 % sont indépendants, les autres étant sous enseigne (Biocoop, La Vie Claire, Naturalia, Bio C’Bon, etc.). Leur force réside dans leur expertise et leur capacité à offrir des conseils personnalisés aux clients.
Toutefois, leur présence géographique est souvent limitée aux zones urbaines. Les prix sont également plus élevés que dans la grande distribution, ce qui peut être un frein pour certains consommateurs.
13% : les fermes bio
La vente directe, qui comprend les marchés, les AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) et les ventes à la ferme, représente 13,5 % du marché. Ce canal de distribution permet aux consommateurs d'acheter directement auprès des producteurs et de profiter de produits locaux et de saison.
➡️ On compte 27 642 fermes bio qui vendent en direct.
10% : les artisans et petits commerces
Les 80 000 artisans-commerçants captent 9,8 % du marché du bio. Il s’agit des boulangeries, des cavistes, des boucheries ou des épiceries fines. Ils se démarquent par leur savoir-faire et la qualité artisanale de leurs produits.
Leur présence est principalement concentrée dans les zones urbaines et périurbaines, ce qui peut rendre l’accès plus difficile pour une partie de la population.
L’étude de la demande
Besoins et attentes des consommateurs
Même si la consommation a fluctué ces dernières années, l’alimentation biologique occupe une place importante dans l'alimentation des Français.
En 2025, 63 % d’entre eux se déclarent ainsi inquiets quant aux effets de l’alimentation sur la santé (+1 point). Cette attention génère des attentes fortes en matière de qualité des produits alimentaires (65 % des Français).
L’impact de l’alimentation sur la santé est largement reconnu par les consommateurs : plus de 7 Français sur 10 estiment que les produits bio sont meilleurs pour la santé et pour les enfants tandis que 67 % considèrent que leurs qualités nutritionnelles sont mieux préservées. Ils sont aussi largement convaincus des bénéfices environnementaux des produits biologiques : 8 Français sur 10 pensent que l’agriculture biologique contribue à préserver l’environnement, les sols et les ressources en eau, et favorise la biodiversité.
Ces attentes varient selon l'âge des clients, mais la satisfaction quant à la qualité et au choix des produits reste primordiale, surpassant même les considérations de prix.
Habitudes d’achat des consommateurs
Les produits biologiques représentent 5,7 % des achats alimentaires des ménages en France. En 2022, on a observé une légère baisse d'attention portée aux logos en 2022. Par exemple, seulement 65 % des consommateurs se disent attentifs au logo AB lors de leurs achats, soit une diminution de 11 points par rapport à 2021, revenant au niveau d'attention observé en 2015.
Panier moyen
c'est le panier moyen en magasin bio en 2024.
En 2020, les enseignes spécialisées bio ont vu une augmentation significative de leur panier moyen. 94 % d'entre elles signalent une hausse, principalement due aux confinements pendant la crise sanitaire. Cependant, cette tendance n'a pas perduré en 2021, où seulement 5 % des enseignes ont constaté une augmentation du panier moyen.
En 2021, la majorité des enseignes spécialisées bio ont fait état d'une baisse du panier moyen : 79 % ont signalé une diminution, tandis que 16 % ont rapporté un panier stable. Pour référence, en 2019, 50 % des enseignes avaient déjà noté une baisse du panier moyen.
La part des produits bio dans le panier global des consommateurs a également diminué, passant de 6,4 % en valeur en 2021 à 6 % en 2022.
L’analyse des canaux de distribution
La vente directe en magasin
La vente directe en magasin constitue le principal canal de distribution pour les produits bio. En 2024, la grande distribution accaparait 47 % des parts de marché, offrant une large gamme de produits bio à des prix compétitifs.
Les magasins bio spécialisés, tels que Biocoop ou La Vie Claire, représentent 29 % du marché. Ils se distinguent par une offre de produits plus diversifiée et de meilleure qualité, avec un accent particulier sur le conseil et la fidélisation des clients. Les artisans et commerçants, comme les boulangers et cavistes, représentent 10 % des parts de marché. Ils attirent les consommateurs grâce à leur savoir-faire artisanal et à leur implantation locale.
La vente à la ferme et sur les marchés
La vente à la ferme et sur les marchés représente 13 % des parts de marché en 2024. Ce canal de distribution renforce la confiance des consommateurs en mettant l’accent sur des produits locaux et de saison. Cependant, ce canal nécessite un investissement en temps important pour les producteurs, qui doivent diversifier leurs compétences pour inclure la vente directe.
La vente en ligne
Les pure players comme Greenweez, La Fourche, Kazidomi et Aurore Market ont enregistré une croissance exceptionnelle en 2020 sous l’effet de la crise sanitaire. Ils gagnent du terrain et séduisent les consommateurs grâce à leurs abonnements avantageux. Toutefois, ils peinent encore à se faire une place significative sur le marché alimentaire bio.
De plus, 6 % des achats réalisés en grande surface bio sont effectués via l’e-commerce. Cette part est en progression de 2 points par rapport à 2019.
Du côté des enseignes, La Fourche a vu son chiffre d’affaires augmenter très nettement d’année en année depuis 2021. Partant de 20,1 millions d’euros, celui-ci atteint en 2024 70,8 millions d’euros. L’enseigne vise les 100 millions d’euros pour 2025.
La restauration hors domicile
La restauration hors domicile (commerciale et collective) connaît une croissance notable, même si elle ne représente que 8 % des ventes de bio en France. En 2024, le secteur comprend environ 180 000 restaurants et 81 000 cantines scolaires, administrations ou entreprises et a généré un chiffre d'affaires de 826 millions d'euros HT, en hausse de 7,7 % pour la restauration commerciale et de 3,3 % pour la restauration collective.
Les produits labellisés bio représentent 1,5 % des achats des restaurateurs privés et 6,4 % dans la restauration collective.
Ce canal a un potentiel de croissance important, notamment grâce à la loi Egalim qui vise à augmenter à 20 % la part de produits bio dans la restauration collective publique. Cet objectif n’est toutefois pas contraignant.
Les tendances du secteur
Les grandes tendances
Le marché bio continue de croître, mais les consommateurs expriment des réserves, notamment sur les prix. En effet, malgré un recul de l’inflation, 86 % des Français déclarent en 2024 se restreindre pour des raisons financières sur leurs dépenses alimentaires. Dans ce contexte, 6 Français sur 10 considèrent que le bio permet surtout de justifier des prix plus élevés ou qu’il s’agit surtout de marketing.
Pour autant, on note une légère amélioration concernant la perception du surprix des produits biologiques : 31 % des Français estiment normal qu’un produit biologique puisse coûter plus cher qu’un produit conventionnel, en hausse de 2 points par rapport à 2023.
Les consommateurs recherchent de plus en plus des options abordables pour intégrer le bio dans leur quotidien. Parmi les tendances actuelles, on observe un plus grand intérêt pour la vente directe et les circuits courts. De plus, les magasins bio se diversifient en proposant un large choix de produits en vrac pour réduire les emballages et attirer une clientèle adepte du zéro déchet.
Les perspectives du secteur
Confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat, les consommateurs continuent en tendance de privilégier les produits dits conventionnels ou locaux. Le marché des produits bio a cependant renoué avec la croissance pour retrouver ses niveaux de 2020-2021, qu’il pourrait dépasser prochainement.
De son côté, la filière bio a traversé une crise et s’est consolidée autour des enseignes leaders.
Face à la concurrence de la grande distribution, les magasins bio disposent de plusieurs moyens pour se démarquer :
se positionner comme des spécialistes ;
élargir et rééquilibrer leurs gammes de prix, notamment par l’entrée de gamme ;
miser sur le conseil et la fidélisation des clients.
Conclusion
Le marché du bio en France, malgré une croissance impressionnante jusqu’en 2020, a traversé une période de crise en 2022. Depuis, il est reparti à la hausse et retrouve aujourd’hui ses meilleurs niveaux.
En 2024, le secteur comptait 2 697 magasins bio spécialisés et réalisait un chiffre d'affaires de 12,2 milliards d'euros. Cependant, la poussée inflationniste a affecté le pouvoir d'achat des ménages, entraînant une baisse temporaire de la consommation de produits bio, perçus comme plus coûteux que le reste des produits conventionnels.
Les grandes surfaces alimentaires, représentant près de la moitié des ventes, ont dû réduire le nombre de références bio proposées et se concentrer sur des produits à bas prix. Cette situation a particulièrement impacté les distributeurs spécialisés, avec des fermetures significatives (près de 300 en 2023) et des repositionnements stratégiques.
Les consommateurs restent motivés par leur santé et la préservation de l'environnement, mais la complexité et la prolifération des labels bio créent une confusion et une perte de confiance. Face à ces enjeux, les magasins bio doivent diversifier leurs offres et mettre l’accent sur la qualité et la traçabilité des produits.













