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Étude de marché de l'épicerie bio : chiffres et éléments

Mis à jour le 22 Septembre 2022
Étude de marché de l'épicerie bio
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COMPÉTENCES
  • Qualification professionnelle
  • Aptitudes commerciales
  • Maîtrise de la gestion
SPÉCIFICITÉS
  • Poids des investissements
  • Importance de la qualité de l''emplacement
  • Intensité de la concurrence
VIE PRIVÉE
  • Niveau de rémunération
  • Degré des contraintes horaires
  • Facilité de remplacement

Contexte

Le marché des épiceries bio est en constante progression : le chiffre d'affaires du secteur a triplé ces dix dernières années.

S’inscrivant dans le changement global de comportement de consommation des Français (réduire le gaspillage, consommer des produits de saisons, privilégier les circuits courts, limiter l’utilisation des emballages et du plastique, mieux rémunérer les producteurs, l’achat comme acte militant, etc.), la consommation de produits bio est désormais solidement ancrée dans les habitudes des ménages.

La crise sanitaire a renforcé davantage encore l'intérêt des consommateurs pour le bio : le segment de l'alimentaire a progressé de plus de 10% sur un an en 2020 et il a gagné 15% de nouveaux consommateurs. A l'instar de l'ensemble du commerce de détail, les pure players du bio ont enregistré une activité record en 2020.

Premier circuit de distribution du secteur avec plus de la moitié des ventes en valeur, les grandes surfaces alimentaires dominent toutefois le marché. Elles ont su tirer profit de son potentiel en développant des linéaires spécifiques ainsi que des marques de distributeurs bio. Bien que plusieurs initiatives de développement d'enseignes dédiées exclusivement au bio aient tourné court ces dernières années ("Auchan Bio", "Carrefour Bio", "Leclerc Bio"), la grande distribution continue d'investir sur le marché du bio au travers de prises de participation ou de rachats de réseaux spécialisés (Casino avec Naturalia, Intermarché avec l'enseigne Comptoirs de la Bio ou encore Carrefour avec le réseau Bio c'Bon). Sous la pression de la grande distribution, les spécialistes du secteur tendent à se regrouper et à rejoindre les réseaux sous enseigne afin de bénéficier de conditions d'achats plus concurrentielles. Dans ce contexte, la concentration du secteur s'intensifie.

La montée en puissance des pure players incite les réseaux spécialisés à se digitaliser. La densité des réseaux, qui résulte des ambitieuses stratégies de maillage territorial, constitue un atout pour proposer le click&collect et la livraison à domicile. Par ailleurs, les applications de mise en relation entre points de vente et consommateurs destinées à limiter le gaspillage alimentaire (Toogoodtogo, Phenix, Optimiam) contribuent à attirer de nouveaux flux de clientèle tout en limitant les pertes liées aux invendus.

La tendance du marché de l'épicerie bio

Le poids des pure players et de la vente directe (vente au sein des exploitations agricoles, Amap) devrait encore se renforcer.

La filière estime que le marché pourrait progresser en valeur de 40% entre 2020 et 2027 (34% pour l'alimentaire bio), notamment sous l'impulsion d'autres segments de marché que l'alimentaire : entretien, cosmétologie, matériaux de construction, vêtements, etc.

L'organisation du marché

  • Les grandes surfaces alimentaires captent près de la moitié des parts du marché du secteur.

  • Les magasins spécialisés réalisent près de 30% du chiffre d'affaires du secteur (dont près de 90% par les réseaux sous enseigne).

Les magasins indépendants non rattachés à un réseau sous enseigne sont en perte de vitesse : leurs parts de marché ont diminué de moitié ces 10 dernières années au profit des réseaux sous enseigne et de la grande distribution.

  • Les principaux réseaux du secteur sont Biocoop (coopérative), La Vie Claire (franchise) et Naturalia (franchise du groupe Casino).

  • Les producteurs qui commercialisent leurs produits directement auprès des consommateurs ou via des associations (Amap) ou plateformes locales (La Ruche qui dit Oui, etc.). La vente directe représente 10% du marché en valeur.

  • Les pure players : bien qu'il ait enregistré une croissance exceptionnelle en 2020 sous l'effet de la crise sanitaire, ce circuit reste encore modeste en parts de marché mais dispose d'un fort potentiel de développement. Greenweez, leader du e-commerce bio a été racheté en 2016 par le groupe Carrefour.


(1) Source : Agence Bio, nombre de distributeurs de produits bio.

(2) Source : Agence BIO, Le marché alimentaire bio.

Article mis en ligne le 22 Septembre 2022