Tout savoir sur l’impôt sur les sociétés (IS) en 2026

En résumé :

  • L’impôt sur les sociétés est l’un des deux régimes d’imposition des bénéfices des entreprises en France. Il s’applique aux entreprises en fonction de leur statut juridique et de leur activité.

  • Deux taux d’imposition à l’IS existent : 15 % pour le taux réduit et 25 % pour le taux normal.

  • L'IS se calcule sur le résultat fiscal imposable de l'entreprise, après réintégrations et déductions extra-comptables.

  • Vous devez réaliser une déclaration de résultat chaque année et payer 4 acomptes trimestriels.

  • Il existe plusieurs cas d’exonération d’impôt sur les sociétés, partielle ou totale, temporaire ou non. En particulier, les entreprises implantées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) depuis le 1er janvier 2026.

Dans cet article

sociétés et impôts

Qu’est-ce que l’impôt sur les sociétés ?

Lors de la création d’une entreprise, l’un des premiers choix fiscaux à faire concerne le mode d’imposition des bénéfices . Deux options principales s’offrent à vous : l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS). Ces régimes ont des impacts importants sur la fiscalité du dirigeant, les charges sociales et la gestion des bénéfices.

Définition de l’impôt sur les sociétés (IS)

L’impôt sur les sociétés (IS) est un impôt direct qui s’applique aux bénéfices réalisés par certaines entreprises, principalement les sociétés de capitaux comme les SAS, SASU, SARL, SA, ou encore les associations exerçant une activité lucrative.

Concrètement : c’est l’entreprise elle-même, en tant que personne morale, qui paie l’impôt sur son résultat net annuel (bénéfice).

➡️ Contrairement à l’impôt sur le revenu (IR), les associés ne sont pas directement imposés sur les bénéfices, sauf s’ils perçoivent une rémunération ou des dividendes.

Bon à savoir

Les articles 205 à 233 U du Code général des impôts (CGI) déterminent les règles de l’impôt sur les sociétés.

Simplifiez votre comptabilité avec Propulse

Quelle différence entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés ?

Critère Impôt sur le revenu (IR) Impôt sur les sociétés (IS)
Qui paie l'impôt ? L’entrepreneur ou les associés directement. La société paie l’impôt sur ses bénéfices.
Barème d’imposition Barème progressif de l’IR (jusqu’à 45 %) selon les revenus et le quotient familial. Taux fixe : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices (sous conditions), puis 25 %.
Rémunération du dirigeant Non déductible des bénéfices. Déductible du résultat imposable de la société.
Imposition des dividendes Soumis à l’IR via la quote-part de bénéfices. Imposés uniquement s’ils sont distribués.
Assiette des cotisations sociales Sur l’ensemble du bénéfice (même non distribué). Sur la rémunération + part des dividendes (dans certains cas).
Souplesse de gestion des bénéfices Limitée : tout est imposé, que les bénéfices soient réinvestis ou non. Plus de souplesse : possibilité de capitaliser sans imposition immédiate.

Exemple

Simon crée une SASU et génère 50 000 € de bénéfice. À l'IS, la société paie l'impôt soit 15 % sur les 42 500 premiers euros, puis 25 % au-delà). Simon n'est imposé personnellement que s'il se verse un salaire ou des dividendes. À l'IR, les 50 000 € s'ajouteraient directement à ses revenus personnels, avec un barème pouvant aller jusqu'à 45 %.

Comment choisir entre impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu ?

Le choix de votre fiscalité dépend de nombreux facteurs : statut juridique, situation du dirigeant, chiffre d’affaires… Globalement, l’IS est recommandé pour les PME, les grandes entreprises et les holdings.

N’hésitez pas à vous faire conseiller pour vérifier si ce choix est adapté à votre structure !

La frontière entre les deux régimes d’imposition est plus perméable qu’auparavant. Certaines sociétés soumises d’office à l’IS peuvent opter pour l’IR pendant 5 ans sous conditions définies à l'article 239 bis AB du CGI. De la même manière, certaines entreprises soumises par défaut à l’IR peuvent opter pour l’impôt sur les sociétés, conformément à l'article 239 du CGI.

Ainsi, les entrepreneurs individuels (hors micro-entrepreneurs) peuvent opter pour une imposition à l'impôt sur les sociétés, via une assimilation à une EURL.

Bon à savoir

Votre statut juridique ne détermine donc plus nécessairement votre régime d'imposition. Renseignez-vous auprès de votre expert-comptable, du service des impôts des entreprises (SIE) ou d'un expert du Crédit Agricole pour connaître les options qui s'offrent à vous.

Quel régime d’imposition pour la société : régime réel normal ou régime réel simplifié ?

Le régime réel simplifié (RSI) s'applique de plein droit pour les entreprises dont le chiffre d'affaires hors taxes (CA HT) ne dépasse pas les seuils suivants en 2026, 2027 et 2028 :

  • 945 000 € pour les activités de vente de marchandises, de restauration ou de mise à disposition de logements ;

  • 286 000 € pour les prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Au-delà ou sur option de l’entreprise, c’est le régime normal (RN) qui s’applique.

Pour les entreprises à l'IR par défaut, le RSI s'applique entre les seuils de la micro-entreprise (203 100 € ou 83 600 € selon l'activité) et ces plafonds.

Le régime réel simplifié offre quelques spécificités comptables :

  • le livre journal relève les recettes encaissées et les dépenses payées ;

  • les créances et les dettes s’enregistrent à la clôture de l’exercice ;

  • l’entreprise peut fournir un bilan simplifié.

Bon à savoir

Les entreprises qui réalisent des bénéfices non commerciaux (BNC) relèvent du régime de la déclaration contrôlée.

Le choix du régime impacte les modalités de déclaration des bénéfices et de la TVA.

Attention

La loi de finances pour 2025 prévoit la suppression du régime simplifié de TVA à compter du 1er janvier 2027. Les entreprises concernées passeront alors au régime réel normal de TVA. En revanche, le régime simplifié en matière de BIC (bénéfices) est maintenu.

Quelles sont les sociétés concernées par l’impôt sur les sociétés ?

L’impôt sur les sociétés est le mode d’imposition des bénéfices par défaut de certaines formes juridiques. Le statut juridique détermine en effet l’imposition des bénéfices mais aussi le régime social (y compris les cotisations sociales), la responsabilité du dirigeant, etc.

Les entreprises soumises d’office à l’IS

Les sociétés soumises par défaut à l’impôt sur les sociétés sont :

  • les sociétés anonymes (SA) ;

  • les sociétés en commandite par actions (SCA) ;

  • les sociétés à responsabilité limitée (SARL) ;

  • les sociétés par actions simplifiées (SAS) ;

  • les sociétés par actions simplifiées unipersonnelles (SASU) ;

  • les sociétés d’exercice libéral (SEL) ;

  • certaines sociétés civiles.

Les entreprises soumises de façon facultative à l’IS

Certaines entreprises ne relèvent pas par défaut de l’IS mais ont la possibilité de choisir cette option d’imposition si elles le souhaitent :

Bon à savoir

Le choix pour l’impôt sur les sociétés s’effectue lors des formalités de création de société. Ce formulaire doit être déposé auprès du guichet unique de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle). Après la création de votre entreprise, vous pouvez opter pour un autre régime d’imposition si vous remplissez les conditions. Pour ce faire, adressez une demande au service des impôts des entreprises avant la fin du premier trimestre de l’exercice.

Quel est le taux de l’impôt sur les sociétés ?

Le taux d’impôt sur les sociétés en 2026 est de 25 %. Certaines PME bénéficient d’un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices. L'article 219, I du CGI fixe ces taux.

Le taux réduit d’IS de 15 %

Le taux réduit de 15 % s’applique pour les bénéfices jusqu’à 42 500 € en 2026.

Au-delà, les bénéfices sont imposables au taux normal d’impôt sur les sociétés. Cette réduction d’impôt sur les sociétés pour les PME est particulièrement attractive pour ses dirigeants.

Quelles sont les conditions pour bénéficier du taux réduit d’IS ?

  • Vous avez libéré entièrement le capital social de votre entreprise.

  • La société réalise un chiffre d’affaires hors taxes (CA HT) inférieur à 10 millions d’euros au cours de l’exercice.

  • Des personnes physiques (ou une société appliquant le même critère) détiennent au minimum 75 % du capital social.

Le taux normal d’IS de 25 %

Le taux normal d’impôt sur les sociétés est de 25 %. Il s'applique pour :

  • les bénéfices au-delà de 42 500 € pour les entreprises bénéficiant du taux réduit ;

  • tous les bénéfices dès le premier euro pour les autre entreprises.

Aucun abattement ni déduction pour faible imposition n’est alors possible.

Bon à savoir

Il existe des taux d'imposition spécifiques pour certains produits de l'entreprise :

  • 10 % pour les redevances de droits de propriété industrielle (brevets, logiciels…) issues du régime de l'article 238 du CGI ;

  • 0 % pour les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis plus de 2 ans (sous réserve d'une quote-part de frais et charges de 12 % réintégrée au résultat imposable).

La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises

La loi de finances pour 2025 a instauré une contribution exceptionnelle qui s'ajoute à l'IS pour les très grandes entreprises. La loi de finances pour 2026 l'a prorogée pour l'exercice 2026, en relevant les seuils.

Cette contribution concerne les entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur ou égal à 1,5 milliard d'euros au titre de l'exercice 2026. Son assiette correspond à la moyenne de l'IS dû sur l'exercice concerné et le précédent. Le taux varie en fonction du chiffre d'affaires de 20,6 % à 41,2 % de cette assiette.

Propulse compte pro

Centralisez et automatisez votre comptabilité grâce à votre compte professionnel Propulse

Comment calculer l’impôt sur les sociétés ?

La base de calcul de l’impôt sur les sociétés

Pour déterminer la base imposable de l’entreprise, il faut déterminer ce qu’on appelle son résultat fiscal, autrement dit, son résultat imposable.

1️⃣ Le calcul du résultat comptable

On commence par calculer le résultat comptable = produits - charges.

L’entreprise peut déduire de nombreuses charges pour diminuer son résultat comptable, dès lors que ces charges :

  • correspondent à l'intérêt direct de l'exploitation et se rattachent à la gestion normale de l'entreprise ;

  • constituent des charges effectives, avec des justifications suffisantes ;

  • relèvent des charges de l'exercice.

➡️ Quelques exemples de charges déductibles :

  • achats de matières premières ou de marchandises ;

  • dépenses de personnel ;

  • loyers ;

  • dépenses professionnelles (fournitures, télécommunications, etc.) ;

  • frais de publicité ;

  • frais de déplacement, d’hébergement et de repas ;

  • frais d’actes et de contentieux ;

  • frais de formation professionnelles ;

  • intérêts des comptes-courant d’associés ;

  • cadeaux d’affaires proportionnés.

💰 Le cas de la rémunération du dirigeant : en tant que dirigeant de la société, votre rémunération constitue une charge déductible à l’IS.

2️⃣ Les réintégrations et déductions fiscales

Pour obtenir le résultat fiscal, il faut encore procéder à :

  • des réintégrations extra-comptables : certaines charges doivent être réintégrées dans le résultat de l’entreprise. Exemples : les amendes, les dons, les dépenses somptuaires ;

  • des déductions extra-comptables comme les reprises sur provision pour licenciement économique, les déficits antérieurs, etc.

Exemple

Votre société réalise un CA HT de 100 000 €. Vous avez 60 000 € de charges déductibles. La base de calcul de votre impôt est de 100 000 - 60 000 = 40 000 €. On applique le taux d’IS correspondant : 15 % x 40 000 = 6 000 € d’impôt sur les sociétés.

En complément, il existe de nombreuses réductions d'impôt sur les sociétés ou des crédits d'impôt (crédit d'impôt recherche, crédit d'impôt formation du dirigeant, crédit d'impôt industrie verte, etc.).

Le cas des déficits à l’IS

Si vous êtes soumis à l’impôt sur les sociétés et que vous subissez un résultat imposable négatif ou déficitaire, il est possible de bénéficier d’un report en avant ou d’un report en arrière de ce déficit.

  • Le report en avant permet de faire peser les pertes sur les exercices ultérieurs à N+1. Quand vous réaliserez un bénéfice, il sera diminué des pertes en question.

  • Le report en arrière (ou carry-back) autorise à faire supporter les pertes par le dernier résultat de N-1. Il est valable si vous avez réalisé des bénéfices antérieurement. Dans ce cas, vous pouvez demander un remboursement de l’impôt sur les sociétés payé.

Simulateur d’impôt sur les sociétés (IS)

Découvrez le simulateur d’impôt sur les sociétés.

Complétez le résultat imposable et le simulateur vous indique quel montant d’IS vous devez payer. Il prend en compte le taux réduit et le taux normal, donc s’adresse aux TPE / PME qui remplissent les conditions du taux réduit.

Comment déclarer l’impôt sur les sociétés ?

Une déclaration d'IS dématérialisée pour les sociétés

La déclaration d’impôt sur les sociétés se fait via une déclaration de résultats n°2065. La déclaration d’impôt sur les sociétés comprend en complément la liasse fiscale : bilan, compte de résultat et annexes (annexe 2033 en régime réel simplifié et annexe 2050 au régime réel normal).

Cette déclaration d’IS s’effectue par voie dématérialisée de 2 façons :

  • la procédure EFI (échange de formulaires informatisé) : vous faites la déclaration vous-même via le site impots.gouv.fr, dans votre espace professionnel ;

  • la procédure EDI (échange de données informatisé) : un partenaire, comme votre expert-comptable, s’occupe de transmettre votre déclaration d’impôt sur les sociétés.

Quel est le calendrier de la déclaration d’impôt sur les sociétés ?

  • Pour les exercices clos au 31 décembre : au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai de l’année suivante. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, la déclaration doit intervenir avant le mardi 5 mai 2026.

  • Pour les autres dates de clôture, vous devez déposer la déclaration d’IS dans les 3 mois après la clôture de l’exercice.

Bon à savoir

L’administration fiscale accorde un délai supplémentaire de 15 jours calendaires aux entreprises utilisant les téléprocédures, soit jusqu’au 20 mai 2026.

Comment effectuer le paiement de l’impôt sur les sociétés ? 

Verser 4 acomptes d'IS

Le paiement de l’impôt sur les sociétés s’effectue par voie dématérialisée via un système d’acomptes. Pour régler vos acomptes d’IS, vous complétez le relevé d’acompte n°2571.

Le montant des acomptes IS provient du montant d’impôt sur les sociétés du dernier exercice clos.

Il faut verser 4 acomptes trimestriels dans l’année selon la date de clôture de l’exercice :

  1. exercice clos entre le 20 février et le 19 mai N : acomptes au 15 juin N-1, 15 septembre N-1, 15 décembre N-1 et 15 mars N ;

  2. exercice clos entre le 20 mai et le 19 août N : acomptes au 15 septembre N-1, 15 décembre N-1, 15 mars N et 15 juin N ;

  3. exercice clos entre le 20 août et le 19 novembre N : acomptes au 15 décembre N-1, 15 mars N, 15 juin N et 15 septembre N ;

  4. exercice clos entre le 20 novembre N et le 19 février N+1 : acomptes au 15 mars N, 15 juin N, 15 septembre N et 15 décembre N.

Exemple

Une entreprise clôture son exercice le 31 décembre 2025. Elle doit verser ses acomptes d'IS les 15 mars 2025, 15 juin 2025, 15 septembre 2025 et 15 décembre 2025, sur la base de l'IS payé au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2024. Le solde éventuel est dû le 15 mai 2026.

Bon à savoir

Il n'y a pas d'acompte provisionnel si le montant d'IS à verser est inférieur à 3 000 € (article 1668, 1 du CGI). Les sociétés nouvellement créées sont également dispensées d'acomptes au titre de leur premier exercice.

Régler le montant d'IS définitif après calcul du solde

Après votre déclaration de résultat, vous joindrez un relevé de solde n° 2572.

Le solde de l’impôt sur les sociétés est à régler :

  • le 15 mai N+1 pour un exercice clos le 31 décembre N ;

  • le 15 du quatrième mois suivant la clôture pour un exercice clos à une autre date.

Quelles sont les exonérations d’impôts sur les sociétés ?

Certaines entreprises peuvent bénéficier d’exonérations d’impôts sur les sociétés.

C’est surtout le cas des entreprises qui s'implantent dans des zones géographiques spécifiques. Elles peuvent bénéficier d’exonération d’impôt sur les bénéfices, de taxe foncière et autres taxes et impôts. Parmi les possibilités, citons notamment :

  • les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont un nouveau dispositif créé en 2026 et figurant à l'article 44 octies B du CGI. Le dispositif octroie une exonération totale pendant 5 ans, puis dégressive pendant 3 ans (60 %, 40 %, 20 %). Il est disponible pour les implantations entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030, pour les activités commerciales, artisanales et de santé ;

  • les entreprises implantées dans les bassins d’emploi à redynamiser (BER) : exonération totale pendant 5 ans pour toute implantation avant le 31 décembre 2027, selon l'article 44 duodecies du CGI ;

  • les entreprises implantées dans les zones France revitalisation rurale (ZFRR) : exonération totale pendant 5 ans puis dégressive pendant 3 ans pour toute implantation jusqu’au 31 décembre 2029 (article 44 quindecies A du CGI) ;

  • les entreprises implantées dans les zones de restructuration de la défense (ZRD) : exonération totale pendant 5 ans et dégressive pendant 2 ans, selon l'article 44 terdecies du CGI.

Bon à savoir

L'exonération d'impôt sur les sociétés prévues dans les zones franches urbaines - territoire entrepreneur (ZFU-TE) a pris fin le 31 décembre 2025. Les entreprises installées avant le 31 décembre 2025 conservent leurs droits acquis jusqu'au terme de leur période d'exonération.

La plupart du temps, l'exonération est limitée dans le temps, plafonnée (souvent 50 000 € par période de 12 mois) et encadrée par la réglementation européenne des aides de minimis (300 000 € sur 3 exercices).

Bon à savoir

L’exonération pour les jeunes entreprises innovantes (JEI) ne concerne plus l’impôt sur les bénéfices, mais seulement les cotisations sociales patronales.

Quelles sanctions en cas de retard de paiement de l’IS ?

Tout retard de paiement de l’impôt sur les sociétés dans les délais prévus ci-dessus donne lieu à une majoration du montant de 5 %, selon l'article 1731 du CGI.

Cela vaut pour un retard, un paiement partiel ou un paiement tardif, si vous n'avez pas payé votre impôt dans les 45 jours suivant la date de mise en recouvrement. La majoration s’applique également en cas de retard dans le versement des acomptes.

En complément de la majoration, des intérêts de retard sont dus au taux 0,20 % par mois, soit 2,4 % l’an.

Exemple

Votre société devait verser un acompte de 10 000 € le 15 mars 2026 et le paie avec 3 mois de retard. Elle sera redevable d'une majoration de 5 % × 10 000 = 500 €, plus des intérêts de retard de 0,20 % × 3 mois × 10 000 = 60 €, soit un coût total de 560 €.

Quel est le plus avantageux : impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu ?

Il n'existe pas de réponse universelle : le régime le plus avantageux dépend de votre situation personnelle, de votre niveau de bénéfices et de votre stratégie d'entreprise.

L'impôt sur les sociétés est souvent plus intéressant si :

  • Vos bénéfices sont élevés et votre tranche marginale d'imposition (TMI) à l'IR dépasse 30 %. En effet, le taux de l'IS (15 % puis 25 %) est alors inférieur au barème progressif de l'IR, qui peut atteindre 45 %.

  • Vous souhaitez réinvestir une partie des bénéfices dans l'entreprise. À l'IS, seuls les bénéfices distribués (dividendes) sont imposés au niveau personnel. Les bénéfices conservés dans l'entreprise ne subissent que l'IS, ce qui favorise l'autofinancement.

  • Vous voulez piloter votre rémunération : à l'IS, vous choisissez le montant de votre salaire (déductible du résultat) et le montant des dividendes versés, ce qui vous permet de lisser votre fiscalité personnelle d'une année sur l'autre.

L'impôt sur le revenu est souvent préférable si :

  • Vos bénéfices sont modestes et votre TMI est inférieure ou égale à 30 %.

  • Votre entreprise est en phase de démarrage et réalise des déficits. À l'IR, les pertes de l'entreprise sont imputables sur vos autres revenus personnels, ce qui réduit votre impôt global.

  • Vous envisagez de céder votre entreprise à terme. À l'IR, le régime des plus-values professionnelles offre des exonérations avantageuses, notamment pour les petites entreprises.

Exemple

Comparaison IS vs IR sur 50 000 € de bénéfice pour Victor, entrepreneur célibataire sans enfant et sans autres revenus significatifs, associé unique d'une société éligible au taux réduit.

  • À l'IS : la société paie 7 000 € d'IS (15 % sur 42 500 € + 25 % sur 7 500 €). Si les 43 000 € restants sont distribués en dividendes, ils sont soumis au PFU de 31,4 %, soit 13 502 €. Coût fiscal total : 20 502 €.

  • À l'IR : les 50 000 € s'ajoutent aux revenus du foyer fiscal. Avec le barème progressif 2026 (après abattement de 10 % pour frais professionnels), le montant de l'impôt est d'environ 7 100 €, mais les cotisations sociales portent sur l'ensemble du bénéfice (même non distribué).

La réponse dépend donc de l'analyse globale impôt + contribution sociale + stratégie patrimoniale.

Propulse compte pro

Centralisez et automatisez votre comptabilité grâce à votre compte professionnel Propulse