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L'activité du masseur-kinésithérapeute

Mis à jour le 20 Octobre 2022
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L'installation

Les praticiens peuvent s'appuyer sur le portail d'accompagnement aux professionnels de santé (PAPS) pour réaliser une étude de territoire préalablement à leur installation (démarches, aides, etc.). L'outil CartoSanté (ARS) fournit, pour une zone géographique donnée, des statistiques détaillées sur l'offre et la consommation de soins, l'activité des professionnels de santé et l'accès aux soins.

Les praticiens s’installant en zone "sous-dotée" ou "très sous-dotée" peuvent souscrire à des contrats incitatifs afin de bénéficier d'aide forfaitaire annuelle de l'Assurance Maladie :

- le contrat d'aide à la création de cabinet de masseurs-kinésithérapeutes (CACCMK) : il s'agit d'un contrat qui engage le praticien à créer ou à reprendre un cabinet en zone sous-dotée ou très sous-dotée et d'exercer pendant au moins 5 ans (en justifiant d'un minimum de 2 000 actes la première année, 3 000 actes les années suivantes et avec 50% de cette activité réalisée auprès de patients résidant dans la zone sous-dotée ou très sous-dotée). L'aide versée par l'Assurance Maladie est de 20 000 euros par an les deux premières années, puis de 3 000 euros par an les trois années suivantes (soit 49 000 euros sur cinq ans).

- le contrat d'aide à l'installation des masseurs-kinésithérapeutes (CAIMK) : en cas d'installation dans un cabinet déjà existant en zone sous-dotée ou très sous-dotée, le praticien peut souscrire un contrat qui l'engage à exercer pendant au moins 5 ans (en justifiant d'un minimum de 2 000 actes la première année, 3 000 actes les années suivantes et avec 50% de cette activité réalisée auprès de patients résidant dans la zone sous-dotée ou très sous-dotée). L'aide versée par l'Assurance Maladie est de 12 500 euros par an les deux premières années, puis de 3 000 euros par an les trois années suivantes (soit 34 000 euros sur cinq ans).

Les reprises de cabinet sont fréquentes car moins risquées. La proximité de nombreux prescripteurs médicaux et la facilité d'accès au cabinet influencent fortement sa valeur.

En zones « sur-dotées » le rachat d’un cabinet individuel ou de parts d’un cabinet de groupe est la seule possibilité pour obtenir un conventionnement par l’Assurance Maladie (principe d’une arrivée pour un départ).

Les investissements

Le matériel indispensable pour exercer représente un investissement assez faible (table de massage, divers consommables, mobilier, ordinateur, logiciel métier).

Toutefois, la plupart des praticiens complètent leur équipement avec du matériel de physiothérapie (électrostimulation, ultrasons, pressothérapie), de thermothérapie/cryothérapie ainsi que du matériel de rééducation (tapis de course, appareils de musculation, etc.).

Certains équipements nécessitent des investissements beaucoup plus onéreux (équipements de balnéothérapie, piscine, etc.).

Le renouvellement du matériel intervient généralement tous les 7 à 10 ans.

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit la répartition de ses honoraires entre les actes conventionnés et déconventionnés (sur lesquels sa marge est supérieure). Il suit également le nombre de rendez-vous hebdomadaires. Il est enfin attentif au nombre de séances par patient et au nombre de nouveaux patients chaque semaine.

Les honoraires

La facturation des actes conventionnés par la Sécurité Sociale est basée sur l'AMK (actes réalisés au cabinet ou à domicile), l'AMC (actes réalisés hors du cabinet) et l'AMS (actes de rééducation des conséquences des affections orthopédiques et rhumatologiques). Chaque acte a un cœfficient spécifique calculé sur ces valeurs. Le masseur-kinésithérapeute peut pratiquer des dépassements et des actes libres non remboursables.

Les charges à surveiller

Globalement peu élevées, les charges les plus importantes sont les cotisations sociales personnelles et les loyers. Les frais de déplacement sont facturés aux clients sur la base d'indemnités kilométriques remboursées par la Sécurité Sociale.

La maîtrise du résultat

La rentabilité du cabinet est fortement liée aux soins traditionnels qui regroupent des actes standards peu valorisés. Toutefois, la faiblesse des investissements et le coût généralement faible de l'installation permettent d'obtenir un taux de marge nette comparable à celui des autres professions de santé. De plus, la rentabilité peut être encore améliorée par la pratique d'actes non conventionnés.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Le masseur-kinésithérapeute doit disposer au minimum d'un mois de fonds de roulement afin d'assurer sa trésorerie entre la réalisation des soins et le versement du tiers payant.

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements – champ marchand non agricole, Créations d’entreprises, Activités des professionnels de la rééducation, de l'appareillage et des pédicures-podologues.

Article mis en ligne le 20 Octobre 2022